jeudi 14 juin 2007

Liberté

Blog 011

Juin 2007

Un peu de Poêsie :

Liberté

Liberté, je tremble en prononçant ton nom.

Mes livres d’écolier te proclamaient

Déesse.

Echevelée, tes yeux brillaient,

Tes seins, fermes et ronds

Se pointaient en promesses.

Liberté, ta belle image

A troublé tous mes âges.

Et je tremble en murmurant ton nom,

Car ta bouche, à baisers de joie,

Reçoit tous les baillons.

Quand je vois

Tes yeux, larmés par la souffrance

Je hais les musiques

Cyniques

Qui enterrent l’espérance.

Liberté, je pleure en chantant ton nom

Car ma gorge s’étouffe en pensant aux garrots

Qui tuent dans toutes les prisons,

Pour faire taire les mots.

Et les ors des palais

Ne décorent jamais

Les sinistres potences

Où s’exécutent, et l’homme, et la sentence.

Liberté, je ris, criant ton nom,

Jamais seul à crier ton nom,

Jamais seul à crier dans tes bras.

Tes amants sont millions

A plaisir, dans tes pas.

Liberté, mon ventre frémit

D’enfanter avec toi les matins délirants

Que jouiront nos esprits,

Avec toi, en chantant.

Liberté.

Pierre Bataille

mardi 12 juin 2007

La Laïcité de l'Etat bafouée une fois de plus

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UFAL, Union des FAmilles Laïques - Mouvement populaire laïque tourné vers l\'action

UFAL, Union des FAmilles Laïques - Mouvement populaire laïque tourné vers l'action communiqués de presse

Communiqués de presse

Laïcité

Un prêtre chargé de mission ! Christine Boutin doit être renvoyée du gouvernement

lundi 11 juin 2007Dès la nomination de la députée de Rambouillet au gouvernement, l’Union des Familles Laïques avait exprimé son indignation dans un communiqué de presse, expliquant que la nomination de la conseillère diplomatique du Vatican, nostalgique de l’ordre moral, était une insulte pour les féministes et les laïques de ce pays. La suite des événements montre que ces protestations étaient légitimes.

Après avoir nommé un intégriste catholique, Jean-Paul Bolufer, comme directeur de cabinet de son ministère, Christine Boutin vient de nommer un prêtre catholique, Jean-Marie Petitclerc, comme chargé de mission auprès de son cabinet, avec l’argument de « l’expérience des quartiers » qu’on lui prête.

L’Ufal interpelle le président de la République et son premier ministre quant aux conséquences d’une telle décision, prise au sommet de l’Etat, dans les villes, départements ou régions.

Veut-on, avec de tels arguments, dans certains quartiers sensibles, faire des imams, pasteurs, prêtres ou rabbins des interlocuteurs officiels de la République, voire des collaborateurs municipaux, de conseils généraux ou régionaux ?

L’Ufal avait soutenu le recours devant le tribunal administratif, à Limoges, contre la Chambre de Commerce et de l’Industrie, financée par les fonds publics, qui avait décidé de prendre quatre consultants, issus de quatre religions différentes, pour que les chefs d’entreprise s’adaptent aux spécificités de chaque Eglise.

La nomination d’un prêtre, proposée par Christine Boutin et non récusée par le président de la République et son Premier ministre, est une entorse grave aux principes laïques de séparation du religieux et du politique.

Les laïques ne peuvent que constater que, masquée derrière son poste de ministre du logement, Christine Boutin est le fer de lance, au sein du gouvernement Fillon, de toutes les Eglises qui revendiquent un rôle politique incompatible avec les principes laïques de notre pays, qui séparent le politique du religieux.

L’Ufal demande que ce prêtre soit dessaisi de sa mission, et que, devant une telle provocation, Christine Boutin soit évincée du gouvernement Fillon.


L'UFAL Union des FAmilles Laïques

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Bernard Teper Président de l'UFAL 06.08.10.44.52

Pierre Cassen 06.10.31.83.60

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lundi 11 juin 2007

" La stratégie cachée de Sarkozy"

Blog 09

Juin 2007

« La stratégie cachée de Sarkozy »

A part quelques milliers d’électeurs, qui sont attentifs à toutes les promesses électoralistes et à toutes les tractations politiciennes qui sont évoquées par la plupart des média, qui a cherché à approfondir les intentions intimes de notre nouveau Président de la République ?

Après nous avoir promis, entre autres, de « nous débarrasser à coup de Karcher de la racaille » Sarkozy dévoile peu à peu ses projets en matière sociale, projets qui ne vont pas dans le sens de l’amélioration du sort des plus déshérités, des retraités, et des salariés dont le pouvoir d’achat ne pourra se maintenir qu’au prix d’heures supplémentaires non soumises à l’impôt et dont les employeurs tireront de substantiels avantages.

Et puis quand on voit l’évolution des prix de l’immobilier et en particulier dans les grandes villes ont est en droit de s’interroger…

On peut se demander sur le plan des principes s’il n’y a pas de contradiction avec notre belle devise Liberté, Egalité, Fraternité car ne va-t-on pas vers une société où le « chacun pour soi » primera les 3 mots emblématiques de notre République ? ( c.f. Blog 02 )

« Travailler plus pour gagner plus » : quand on pense aux millions de chômeurs en quête d’emplois et aux délocalisations systématiques vers des pays à bas salaires, c’est flatter les quelques salariés dont la solidarité de classe n’étouffe pas aujourd’hui et qui seront les prochaines victimes du système à terme prochain…

Et puis qu’en sera-t-il du « Trou de la Sécu » si l’on exonère les entreprises et les salariés de certaines cotisations et qu’on impute à celle-ci de nouvelles charges ?

Et ce qui précède n’est qu’un aperçu de ce que l’on nous prépare après les Elections Législatives qui donneront une majorité écrasante aux partisans de ce type de politique…


Le Président Sarkozy prétend qu’il veut être un « rassembleur » et que tous les courants politiques auront leur place dans son Gouvernement et déjà l’ont rejoint des hommes politiques qui, avant, se positionnaient au centre ou à gauche sans parler de ceux qui trainent dans les couloirs en faisant leur cour…

En parlant vulgairement : en attendant leur tour : ils « viennent à la soupe ».

Malheureusement pour eux ils risquent d’être déçus dans quelques mois quand les mesures effectivement prises seront moins attrayantes que prévues et qu’il faudra se justifier devant ses électeurs…

Par ailleurs, on est en droit de se demander ce qui motive Sarkozy lorsqu’il évoque dans ses déclarations, d’une part Jean Jaurès ( le Socialiste) et d’autre part, Guy Mocquet le jeune Communiste fusillé par les Allemands pendant l’occupation : « il veut ratisser large » mais quand même et bien que Socialisme et Communisme riment avec Libéralisme on ne voit pas bien la relation…

Vouloir rassembler un maximum je veux bien mais là je comprends mal ou trop bien…

Sans vouloir rappeler aux plus anciens d’entre nous des évènements remontant à 1940 au cours desquels le Maréchal Pétain a été investi des pleins pouvoirs à Bordeaux par plus de 300 députés contre 80 je dois reconnaitre que bien que la situation actuelle soit différente la stratégie de Nicolas Sarkozy ( l’homme au Karcher) qui flatte « tous azimuts » ne m’inspire qu’une confiance limitée…

Français soyez sur vos gardes !

Rlz

dimanche 10 juin 2007

La Paresse est - elle une loi de la Nature ?

Juin 2007

Blog 08

La paresse est-elle une loi de la nature ?

Je voudrais préalablement à la présentation de ce texte citer une phrase tirée de La genèse d’une pensée de Theillard de Chardin, la voici :

« Le plus grand sacrifice que nous puissions faire, la plus grande victoire que nous puissions remporter sur nous-mêmes, c’est de surmonter l’inertie, la tendance au moindre effort ».

Par ailleurs, je voudrais également signaler que ce texte dont une première version a déjà été éditée il y a quelques années ne me paraît pas avoir vieilli malgré l’évolution sociale plutôt négative qui s’est produite, je dirais même que le chômage catastrophique que nous connaissons aurait tendance à confirmer le fait que s’il n’y avait pas de contraintes financières et sociales l’absence de travail serait appréciée de beaucoup d’entre nous…

Si j’observe ce qui se passe autour de moi tant dans le milieu professionnel que dans le milieu familial je constate que, d’une façon quasi générale, les opérations « manuelles » sont effectuées soit avec des outils limitant les efforts physiques et les éventuelles douleurs soit en faisant parcourir aux membres exécutants les parcours les plus courts possibles.

En ce qui concerne le travail intellectuel, et bien que cela soit moins évident, il semble qu’il y ait également une recherche systématique de l’effort minimal. Pour s’en convaincre il n’y a qu’à regarder la percée fulgurante des calculettes de poche et de bureau qui elles-mêmes ont succédé aux règles à calcul et, à présent, la généralisation des ordinateurs lourds ou « mini » ainsi que l’expansion du Net…

Du coté des travaux manuels les divers robots ménagers et industriels se sont imposés sous toutes sortes de formes depuis longtemps ( machine à coudre, moulin-légumes, aspirateurs, métiers à tisser, tours, fraiseuses, etc.). L’industrie automobile fait pratiquement à 100% appel à toutes sortes de robots pour remplacer les ouvriers spécialisés.

Bien sûr, on m’objectera au moins 2 choses :

a) que les outils modernes soulagent l’homme, concourent au progrès technique et intellectuel, font gagner du temps et « avancer l’humanité » et, que :

b) la conception et la fabrication de ces outils ont nécessité du travail et non de la paresse.

A cela je répondrai qu’il ne faut pas confondre les effets et les causes…

Toutefois avant de développer mon propos j’aimerais rappeler les quelques définitions et lois simples de la physique traditionnelle qui me conduisaient à me demander plus haut si le travail est dans la nature humaine et dans la nature en général.

Le travail, en mécanique, est le produit d’une force par un déplacement sur l’axe d ‘action
( ou ses projections sur d’autres axes ).

Il s’écrit dans sa forme générale :

W= somme de F dx cos a

où : - F est la force agissante,

- dx le déplacement élémentaire,

et - cos a le cosinus de l’angle formé avec l’axe de référence.

Sous une forme simplifiée on écrit :

W= Fx.

Le travail s’exprime, selon les systèmes d’unités :

- en Erg ( CGS),

- kilogrammètre ( MKpS ),

- Joule ( MKSA ).

Le travail et l’énergie, équivalents dimensionnellement, utilisent donc les mêmes unités pour les quantifier.

A partir de cette définition mathématique du travail j’observe que les phénomènes naturels répondent à une recherche d’un travail minimal pour arriver à un état d’équilibre, par exemple :

- Gravitation : tous les corps soumis à un champ de gravitation prennent le chemin libre le plus court possible pour rejoindre la masse attractive ;

- Electrostatique : là encore la charge influencée cherche le chemin le plus court pour atteindre la charge de signe opposé ;

- Electromagnétisme : le conducteur électrique sous tension se déforme ou s’oriente selon un moindre parcours pour « embrasser » le flux magnétique maximal ;

- Hydrostatique : le fluide dont le niveau est le plus haut recherche le niveau le plus bas par le chemin de plus grande pente pour obtenir l’équilibre des pressions ( principe des vases communicants ) ;

- Aérodynamique et hydrodynamique : le corps soumis au flux fluide s’oriente pour présenter la moindre résistance ( Cx minimal ) ;

etc.

Je pourrai multiplier les exemples y compris dans le domaine de la biologie et éventuellement considérer la notion d’entropie à l’échelle de l’univers mais cela n’apporterait rien de plus à mon interprétation de ces phénomènes ni à l’analogie que je leur prête.

Toutefois si je veux rester rigoureux au plan de la physique je ne dois pas passer sous silence les notions de Force et de Puissance qui sont les premières que l’homme rencontre comme limites lors de tout travail physique. Sans entrer dans des considérations par trop mathématiques on peut rappeler que :

- Une Force se manifeste par des poussées ou des levées de corps pesants dans un champ gravitationnel. Elle s’exprime en : dyne, kilogramme-force, Newton selon le système d’unités retenu. La limite de force pour un homme est son propre poids. ( le poids étant une Force ) .

-La Puissance est le travail, selon la définition donnée plus haut, fourni pendant l’unité de temps : la Seconde généralement. La limite pratique de la Puissance qu’un homme peut fournir en permanence est de l’ordre de 200 Watts ( ¼ de cheval-vapeur ).

Les unités de Puissance sont : le Watt et ses multiples et sous-multiples, le kilogrammètre/seconde, le cheval-vapeur ( 736 Watts ).

Ces dernières définitions ( Force, Puissance ) qui ne changent rien au fond de mon propos permettent néanmoins d’éviter quelques confusions et de justifier les inventions et utilisations de certains outils tels que : treuils, leviers, palans, etc. qui ne réduisent pas le travail mais adaptent les forces et puissances aux capacités humaines.

On peut donc déjà, à partir de ce qui précède, considérer qu’indépendamment de la création d’outils spécialisés indispensables pour mener à bien certaines taches spécifiques, la recherche de la dépense minimale d’énergie ( adéquation de la Force, de la Puissance, du travail à l’homme ) est non seulement une constante humaine mais est inscrite, me semble t’il, dans la Nature tout entière.

Il s’agit en effet du principe d’HAMILTON sur lequel s’est fondé en partie Einstein pour sa théorie de la relativité.

- Dans le cadre de notre société à dominante industrielle, qu’elle soit d’essence capitaliste ou socialiste, des données d’ordres social et économique viennent s’ajouter à celles que je qualifierai de « naturelles » en en compliquant singulièrement l’analyse. Il s’agit, entre autres, des notions de : rentabilité, compétition, solidarité et de recherche d’un épanouissement personnel ou collectif par le travail y compris artistique.

Quoi qu’il en soit, et bien que le réflexe de certains employeurs industriels ou agricoles soit encore et surtout de nos jours de faire appel à de la main-d’œuvre manuelle à moindre coût sans se soucier de l’adéquation physique, la tendance est à la robotisation au sens général du terme après être passé, il n’y pas si longtemps encore par la méthode des « temps élémentaires » de Taylor ou autres systèmes de rendement maximal. Il est bien évident que l’introduction de moyens automatiques de calcul, de conception et de fabrication ( CAO, PAO, etc.) a surtout un objectif économique mais il n’empêche que celle-ci réduit, à première vue, globalement le travail humain ici au sens de la physique pure ( encore que l’on puisse se poser des questions sur le bilan énergétique global en faisant intervenir tous les facteurs depuis les matériaux de base…)

Il n’entre pas dans mon propos d’aujourd’hui d’examiner, dans le détail, le coté social et économique de l’automatisation des taches et de l’introduction à tout prix de moyens informatiques, cela pourrait faire l’objet d’un autre texte. Je souhaiterais limiter mon propos au travail en général et à son opposé la Paresse.

De la recherche de la fourniture minimale de travail qui semble être une donnée de la nature à la Paresse il n’y a qu’un pas qu’il est tentant de franchir. D’ailleurs n’avons-nous pas constaté, les uns et les autres, combien il est difficile de se remettre à un travail, quel qu’il soit, après une période assez longue d’inactivité physique ou intellectuelle ?

Tout un système de conditionnements psychologiques, sociaux et économiques nous oblige à travailler sous peine d’être rejetés, marginalisés…Cependant pour beaucoup le travail est un moyen pour se réaliser, s’épanouir, et détenir une sorte de pouvoir, une autorité. Pour d’autres c’est, à un moment de leur vie un alibi pour oublier des problèmes sentimentaux ou des déboires familiaux…

A chaque époque de la vie correspond une phase au cours de laquelle on est partagé entre une paresse naturelle et un besoin raisonné de travailler. Les enfants, les adolescents ne sont pas naturellement portés vers le travail. Les adultes en charge de famille sont dans l’obligation sociale et morale de travailler. Ils le font plus ou moins volontairement selon qu’ils ont une motivation profonde et y trouvent un intérêt. Les PDG et la plupart des cadres supérieurs s’investissent totalement dans leur travail, ils renoncent souvent à leur vie familiale et à leur intimité jusqu’au jour où, touchés par la limite d’âge ou la crise économique, ils se retrouvent « brisés », réalisent la vanité des valeurs auxquelles ils ont cru et redécouvrent la paresse qu’ils avaient refoulée pendant leur période d’activité intense…

Dans notre société où tout s’achète et tout se vend certains ont découvert, non sans intérêt, que la paresse pouvait être exploitée. Sous prétexte de loisirs et de vacances on nous réapprend à être paresseux à tous les points de vue. Moyennant finances, obtenues bien sûr par le travail, on part, en quelle que saison que ce soit, au soleil ou à la neige dans un Club où, non seulement le gite et le couvert sont prévus mais où, même pendant les moments libres on n’a pratiquement pas la volonté ni la possibilité de penser, de réfléchir et, à fortiori, d’exercer un « travail » distrayant volontairement choisi.

Si l’étude de la paresse physique peut se faire en s’appuyant sur les lois de la physique traditionnelle il ne semble pas que l’étude de la paresse intellectuelle puisse se faire de la même façon…

La paresse intellectuelle peut résulter de 2 causes principales :

a) une insuffisance de facultés qui conduit à refuser l’examen de tout ce que l’on se sent incapable de comprendre ;

b) un manque d’apprentissage scolaire ou extra-scolaire malgré une capacité, disons : physiologique…

Dans les 2 cas on s’en remet, plus ou moins consciemment, aux autres supposés plus compétents en fuyant ses responsabilités morales et civiques sous prétexte qu’on n’est pas en mesure de répondre soi-même à la question qui se pose.

La paresse intellectuelle conduit à un manque de courage civique ouvrant la porte, lorsqu’elle se généralise, à tous les abus de pouvoir et à toutes les formes de dominations politiques ou religieuses.

L’histoire du monde semble prouver qu’aucun progrès social définitif ne puisse être obtenu sans s’appuyer, d’une part sur le fruit du travail intellectuel d’un certain nombre de penseurs et de philosophes et, d’autre part sur le travail manuel (ou assimilable) d’une autre partie de l’humanité (révolutionnaires par exemple).

D’ailleurs, la plupart des philosophies et des religions, hormis peut-être les Hindous (et encore) rejettent chacun à leur façon la paresse au profit du travail quel qu’il soit. Toutefois, cela n’est peut-être pas une règle absolue en ce qui concerne les religions qui n’incitent pas trop sur l’approfondissement des dogmes…


Alors ?

Pour conclure, je dirai que la Morale Républicaine et Citoyenne nous rappelle aussi souvent que possible à nos devoirs sociaux et nous aide à combattre notre penchant naturel vers la Paresse en vue de participer, chacun en ce qui le concerne, à l’édification, pierre après pierre, d’une Société plus juste et plus fraternelle…

Après, et seulement après, nous pourrons nous laisser aller à la Paresse comme les lois de la nature semblent l’imposer.

Mais que sera cet «Après » quand on constate, d’une part, le marché actuel du Travail et les « délocalisations » qui vont bon train…

Rlz

samedi 9 juin 2007

René Leduc : un génial autodidacte

Vol "composite " avant largage du Leduc 021-02

Blog 07

Juin 2007

Un Ingénieur autodidacte de génie : René Leduc

Il y a comme cela des hommes exceptionnels, dont beaucoup aujourd’hui ont oublié même le nom, et que j’ai eu personnellement l’honneur de connaitre et de côtoyer au début de ma carrière dans l’Aéronautique : il s’agit de René Leduc.

En préalable rappelons que René Leduc s’est surtout fait connaitre dans les années 1950 par ses études et ses réalisations d’avions expérimentaux propulsés par des réacteurs statiques de conception originale ( Sans pièces tournantes ni clapets ).

René Leduc considérait qu’un avion était une entité dont tous les constituants devaient être étudiés ensemble par le même constructeur, c’est à quoi il s’est employé sans relâche étudiant et fabriquant tant la voilure que la cabine largable et les divers équipements de bord et en particulier les pompes et les commandes de vol de ses avions…

Cet homme d’une trempe extraordinaire était un autodidacte au parcours peu banal.

Il était né le 24 avril 1898 à St Germain les Corbeil, près de Paris, d’une famille modeste et dut quitter l’école primaire à 14 ans pour devenir apprenti mécanicien malgré une scolarité brillante…

Passionné de mathématiques il s’engagea en 1916 dans l’artillerie où très vite les Officiers qui le commandaient remarquèrent sa brillante intelligence et l’envoyèrent dans une école d’Officiers à Fontainebleau d’où il ressortit « Major » de sa promotion…

Son titre d’Officier lui permis de s’inscrire en 1920 à SUPELEC afin d’obtenir un diplôme d’Ingénieur avec des compétences particulières en thermodynamique et en résistance des matériaux.

En 1922, il s’expatria en Autriche comme Sous / Directeur d’une usine de cellulose mais revint en France à la mort de son père en 1924 et après son mariage.

En 1924, il entre chez Bréguet, célèbre constructeur d’avions, comme Chef du Bureau de calculs.

Le 14 juin 1929 il soutient une thèse à la Faculté des Sciences de Paris et est reçu avec la mention « Très Honorable ».

En 1930, il dépose son 1er brevet d’invention sur les propulseurs à réactions intermittentes ( Dont les Allemands se sont inspirés plus tard pour leurs V1)…

En 1933, il dépose un 2ème brevet sur les tuyères à source chaude et à source froide, et il redécouvre le principe développé par René Lorin auquel il rendra hommage par la suite en baptisant tous ses prototypes : René Lorin

Après avoir tenté de vivre seul sa première aventure industrielle il retourne chez Bréguet, à court d’argent…

En 1937, à l’époque du Front Populaire, le Ministre Pierre Cot lui passe un marché pour un prototype d’avion.

En 1938, René Leduc expose à Paris « un avion devant voler à 1000 km / h à une puissance de
10 000 CV et avec un plafond de 25 000 mètres ».

Pendant l’occupation allemande il poursuit secrètement ses travaux à Toulouse mais un bombardement allié détruit les ailes de son prototype…

Ensuite, après la Libération, toute l’industrie Aéronautique française est à reconstruire et le Ministre chargé de cette mission, Charles Tillon, lance une vaste entreprise en finançant au maximum pratiquement toutes les innovations en matière Aéronautique et l’on doit dire que ce fut une heureuse initiative qui mobilisa de nombreuses énergies et fit naitre de nombreux prototypes plus ou moins originaux dans les domaines des moteurs, des cellules, des équipements…

René Leduc ne fut pas oublié dans cette aventure et il put créer sa propre Société à Argenteuil, dans la région parisienne, ainsi qu’une filiale chargée des questions d’équipements de bord selon sa conception de l’unicité d’un maître d’œuvre...

En 1944, le premier Leduc 010 fut construit et vola 2 ans plus tard à Toulouse entre les mains de Jean Conord en " composite " avec un Languedoc 161.

Ensuite ce fut une série de vols expérimentaux à Istres ( Bouches du Rhône ) sur diverses versions de cet avion :

- Leduc 010 ( 2 exemplaires ),
- Leduc 020 ( 2 exemplaires ),

- Leduc 022- 01,

dont un avec l’addition d’un turboréacteur ATAR pour le décollage, mais ce fut un échec…

En 1957 le Leduc 022-01 échoua dans sa tentative de franchissement du « Mur du Son »
( Mach 1 ) et ce fut l’arrêt du programme également à cause des nombreux engagements de l’Etat sur d’autres programmes plus conventionnels ( Trident, Gerfaut, Durandal et surtout Mirage III ).

Citons également les 2 autres pilotes d’essais des Leduc que furent Jean Sarrail et Yvan Litolff blessés au cours des essais en vol à Istres…

En 1958 René Leduc cessa son activité d’avionneur et se consacra entièrement à sa Société d’équipements, installée à Azerailles en Meurthe et Moselle qui à ce jour emploie encore 150 salariés et qui exploite les 40 brevets déposés par René Leduc au cours de sa vie qui s’acheva à Istres en 1968.

Il était titulaire de la Légion d’Honneur.

J’ai toujours une pensée émue en évoquant cet Homme extraordinaire qu’il m’a été donné de rencontrer lorsque, jeune Ingénieur, je cherchais ma voie…

Rlz

jeudi 7 juin 2007

La Sécu et la Médecine à 2 vitesses

Blog 06 La Sécu et la Médecine à 2 Vitesses .

Juin 2007

Ca y est « la Médecine à 2 vitesses » est lancée…

Pourquoi et comment, en France, pays à l’avant-garde sociale, en est-on arrivé là ?

Ne disposant pas, comme la plupart des Français, de toutes les données réelles concernant par exemple les comptes de la « Sécu » ce n’est qu’à l’aide des faits constatés et de quelques informations glanées ça et là que l’on peut se faire une idée approximative de cet énorme problème concernant un budget équivalent à celui de l’Etat français dans sa totalité…

Les jeunes générations n’entendent parler du « Trou de la Sécu » que depuis quelques années mais les anciens, dont je fais partie en ont déjà entendu parler dans les années 1960. A l’époque je fréquentais un des hauts responsables de la « Sécu » qui donnait sans trop de détails ( secret professionnel oblige) une explication qui est toujours valable aujourd’hui, hélas.

Louis Joxe qui fut, à l’époque d’un gouvernement socialiste, Président de la Cours des Comptes a fait savoir officiellement qu’il était impossible de s’y retrouver dans les diverses pièces soumises à son examen compte tenu des imbrications entre les postes comptables d’origine diverses et variées dont beaucoup n’avaient aucun lien avec la santé, la prévoyance enfin de tout ce qui ressortissait du rôle de la Sécurité Sociale

Il est quand même nécessaire de rappeler que ce qu’on appelle la Sécurité Sociale regroupe :

- la prise en charge des frais de santé,

- les prestations de retraite au prorata des cotisations versées pendant la période d’activité professionnelle,

- les allocations familiales,

- les accidents du travail, etc.

Il est à signaler toutefois que certaines catégories de travailleurs du fait de conditions exceptionnelles ne sont pas assujetties à la « Sécu » c’est le cas des notaires pour des raisons historiques particulières…

La Sécurité Sociale, une des acquisitions de la Libération de la France après la période vichyssoise, avait été édifiée dans un consensus général, en particulier entre les membres du Conseil National de la Résistance ( CNR ) et venait remplacer les Assurances Sociales et les « Caisses de Compensation » innovées par le Front Populaire de 1936 / 1938.

Ses Conseils d’Administration comprenaient des représentants du Patronat et des principaux Syndicats ouvriers que l’on élisait selon une périodicité prévue par la loi. A cette époque jamais on a entendu parler de déficit et à fortiori de « Trou de la Sécu »…

C’est le Général De Gaulle, alors Président de la République, qui supprima les élections des Administrateurs de la Sécurité Sociale pour les remplacer par des « Représentants » désignés par l’Etat.

Il y a-t-il une relation de cause à effet je vous laisse juges ?

Il faut aussi rappeler que parmi les innovations de l’après Vichy toutes les Compagnies d’Assurances furent nationalisées et alignées sur un même statut d’où la concurrence étaient réduite à un strict minimum.

Evidemment, me dira t’on, la société a évolué depuis la Libération et petit à petit les intérêts privés ont repris le dessus dans l’insouciance générale avec la disparition des principaux acteurs de cette période d’avancées sociales et il n’est qu’à voir le cas du retour des monopoles médiatiques que le CNR avait interdits pour s’en convaincre.

Mais dans les faits l’esprit de solidarité et de progrès social qui avait animé nos compatriotes qui avaient connu les avancées sociales du Front Populaire et de la Libération s’est émoussé peu à peu et les intérêts individuels et égoïstes reprirent le dessus et les tenants du pouvoir financier et économique eux n’attendaient que leur revanche avec les nouvelles générations dont l’esprit combatif n’avait pas les mêmes objectifs et motivations…

La programmation de la destruction ou tout du moins de la restriction des prestations sociales de la « Sécu » est faite depuis longtemps et il n’est pour s’en convaincre que de voir depuis combien de temps les uns et les autres nous recevons des compagnies d’assurance et de nos organismes de retraite des propositions pour des prestations complémentaires de type capitaliste alors qu’à l’origine ces organismes reposaient sur le principe de la « répartition ».

Le principe de la Retraite par « capitalisation » existe depuis longtemps bien avant la création des retraites par répartition et les exemples sont nombreux de retraités qui se sont vus attribuer des prestations ridicules du fait de l’érosion de la monnaie et de l’inflation…

La répétition permanente, depuis des décennies, du déficit de la Sécurité Sociale démontre, s’il en était besoin, qu’il y a là, d’une part des appétits à satisfaire et d’autre part un souci politique de régression sociale qui profitera au patronat aujourd’hui international ( mondialisation avec son lot de délocalisations)…

Bien sûr, dans toute cette situation il y aura des gagnants et des perdants et à n’en pas douter ce ne sont pas les Assurés sociaux qui seront les gagnants quand on constate les diverses mesures déjà prises en matière de « suppléments » sur les honoraires médicaux, de non remboursements de certains médicaments dont les prix ont curieusement augmentés, du projet de plafonnement et de franchise sur les remboursements, des dépassements d’honoraires lors d’actes chirurgicaux, que sais-je encore ?

Et là je n’évoque pas les jours chômés non payés et autres CSG…

On l’évoquait mais personne n’osait le dire tout haut :

Nous entrons dans un système médical à 2 vitesses comme pratiqué hélas dans d’autres pays dont certains rêvent ( USA, Suisse,…) d’où les pauvres sont exclus du système de santé…
En ce qui concerne les retraites le même type d’opérations se prépare et l’exemple US doit nous faire craindre le pire, en effet dans ce pays ce sont les Entreprises qui payent les retraites de leur personnel et quand on sait que beaucoup de petites Entreprises n’ont qu’une durée éphémère et qu’il n’y a pas de limite d’âge pour prendre sa retraite…


Français, réveillez vous !

Rlz

Historique des Arts Martiaux japonais

Juin 2007


Bien que notre Blog ait l'habitude, et c'est sa vocation, de traiter des questions de caractère culturel aujourd'hui nous allons évoquer un sujet qui déborde en apparence un peu de cet aspect en parlant de traditions initialement asiatiques :
les Arts Martiaux au sens large du terme. Cependant, il ne faut pas penser que, malgré les apparences, il n'y ait qu'un coté guerrier dans la pratique de ces disciplines : la Maîtrise de soi et une certaine ascèse y sont associés... Rlz


BREF HISTORIQUE des ARTS MARTIAUX JAPONAIS

Il y a une multitude de disciplines martiales au Japon , les Arts Martiaux japonais ont vu le jour dans l’île d’Okinawa ( sud du Japon ).

Les premières armes étaient des outils agraires comme le nuchaku fléau pour battre les récoltes, la tunfa poignée pour meule à grain , la canne ( tanjo ) et bâton long ( bo ) qui furent par la suite les seules armes pour se défendre contre les différentes castres guerrières , mais n’oublions pas les techniques de combat à mains nues comme le Karaté- do

L’arme privilégiée des soldats était l’arc ( yumi ) seule arme à pouvoir atteindre l’ennemi sans être soi même mis en danger.

Les armes blanches en bronze apparurent au Japon aux environs du 3 éme siècle et, en fer à partir de 4 éme siècle.

A cette époque le sabre japonais ( Ken ) était droit et à double tranchant .

Au 9 éme siècle le sabre évolua pour devenir une arme légèrement incurvée se maniant d' une seule main et destinée aux samouraïs cavaliers.

Suite aux guerres successives, des régiments de soldats à pied furent créés pour pallier le manque de montures.

La forme du sabre se transforma , la poignée fut allongée afin d’être maniée à deux mains et se portait à la ceinture ( obi ) .

Des armes comme la naginata ( sorte de hallebarde ) servait surtout à combattre les cavaliers, elle tranchait les jambes des chevaux et ainsi atteignait plus facilement le samouraï tombé à terre.

Les samouraïs de la castre portaient deux sabres : le katana et le wakisashi, privilège qui leur était propre.

La forge des katanas reste un secret et se perpétue de Maître à disciple. Il reste de nos jours quelques grands Maîtres forgerons pour la plupart ‘’ Trésors culturels japonais ’’.

Les soldats se protégeaient avec de somptueuses armures, elles étaient conçues de manière à ne pas gêner le samouraï dans ses mouvements. Elles protégeaient tout le corps des pieds à la tête.

Les ornements de l’armure dépendaient du statut hiérarchique et du clan du samouraï qui la portait.

De nos Jours :

Les Art Martiaux japonais ont connu un développement important en occident avec l’arrivée du judo.

Le judo ( voix de la souplesse ) est une discipline sportive dérivée en droite ligne du ju-jitsu et créé par Maître Jigroro Kano en 1882.

Un peu plus tard Maître Morihei Ueshiba inventa entre 1930 et 1960, l’aikido ( harmonie du corps et de l’esprit).

L’engouement pour les Arts Martiaux japonais a pris une telle ampleur que d’innombrables disciplines nous sont parvenus telles que :.

Le kendo , le iaido , le jodo , la naginata , le nijutsu , le kyudo , le sport chambara , le sumo et d’ innombrables autres écoles d’Arts Martiaux .

La plupart de ces disciplines se pratiquent en France et se regroupent sous la FFJDA ( Fédération Française de Judo et de Disciplines Associées ) www.ffjda.com et du CNK (comité national de kendo ) www.cnkendo-da.com .

Il existe plusieurs anciennes écoles de sabre pratiquées en occident , les principales sont : Muso Shinden ryu , Katori shinto ryu , Sui ô ryu , Muso jikiden Eishin ryu…

La région Midi-Pyrénées dispose de clubs proposant ces différentes disciplines.

Une section Iaido a vu le jour à la MJC de Rabastens dans le Tarn, cette disciple peut être pratiquée à partir de15 ans.

Benkei.

samedi 2 juin 2007

La Tolérance

Blog 05

Juin 2007 La Tolérance


Dans une des œuvres de sa fameuse « Trilogie » marseillaise Marcel Pagnol fait dire à César s’adressant à son fils Marius : « la tolérance il y a des maisons pour cela » sous-entendant par cela(excusez le mot) : « bordels ». Ce dernier mot a pris aujourd’hui un autre sens, depuis Marthe Richard, à savoir : désordre…
Evidemment nous n’allons pas suivre Pagnol sur ce terrain : la Tolérance telle que nous la concevons étant une valeur qui devrait, au contraire, être à la base d’un ordre social concernant toute la collectivité humaine.

Mais en fait tout le monde parle de Tolérance en espérant plus ou moins intimement que son point de vue primera sur celui des autres. Il est vrai qu’il est difficile de renoncer à son point de vue qui, dans la plupart des cas, résulte de son expérience personnelle de la vie et surtout d’un certain conditionnement familial, politique, voire religieux…

En faisant court disons que chacun d’entre nous croit détenir individuellement la Vérité et pense que les autres n’ont rien compris.
Mais malheureusement ce raccourci est trop simpliste pour permettre une vie en société harmonieuse et, partant, sans conflits au minimum verbaux…

Il est vrai que l’individu, et le mot parle déjà de lui-même d’après mon dictionnaire, est l’opposé de la collectivité et que l’on conçoit mal la possibilité d’avoir tous le même point de vue, sauf parfois sur des points précis et vitaux faisant l’objet de règlementations et de lois imposées par le législateur…

Mais la vie de tous les jours faite de travail, de déplacements, de repas et de loisirs nous met à chaque instant dans des situations où l’individu est en contact avec d’autres individus qui, par définition, ne sont pas des « clones » ayant les mêmes spécificités. Alors que faire pour que cette cohabitation soit aussi vivable que possible ?

Là est la question fondamentale qui se pose au niveau des entités locales voire nationales et à fortiori au niveau international…

Pour frapper d’une façon aussi percutante que possible les esprits prenons pour commencer le cas des gens de couleur émigrés ou non : n’y a-t-il pas une première réaction de rejet et d’intolérance de la part des nationaux blancs de « souche » et réciproquement de la part des gens de couleur vis-à-vis des blancs dans leurs pays ? Et n’y a-t-il pas une forme d’intolérance de classe de la part des nantis vis-à-vis des gens de condition modeste ?

Je crois me souvenir que c’est Danton, au moment de la révolution de 1789, qui d’une façon péremptoire a dit : « Pas de tolérance pour les ennemis de la Tolérance »…

Je crois aussi me souvenir que Voltaire avait dit : « Je ne suis pas de votre avis mais je me ferai tuer pour que vous puissiez vous exprimer quand même…. »

Mais il ne nous faut pas restés sur un coté négatif de cette question de Tolérance, c'est-à-dire l’intolérance, et essayer d’être positifs en proposant des solutions si tant il y en ait…

Je pense qu’en tout premier lieu il faut s’interroger sur soi-même et se demander si les valeurs auxquelles on attache de l’importance peuvent être transposée chez les autres dont le vécu ne peut être que différent du sien et réciproquement se poser la même question pour les autres…Il est évident que chacun de nous est particulier et unique tant d’un point de vue physique que d’un point de vue intellectuel ce dernier point conditionnant les facultés éducatives et culturelles. Tout cela détermine le mode de pensée et la situation sociale qui conduira à un jugement sur la société et un comportement différent pour chacun.

Cependant, malgré toutes ces différences et dans l’état actuel de la Société la vie en commun est une nécessité vitale aux divers niveaux auxquels on se place ( local, national, mondial ) et des règles ont été établies pour éviter les éventuelles frictions mais cela implique le respect inconditionnel d’un minimum de ces règles et surtout le respect des Individus dans leurs différences sans toutefois tolérer l’intolérable tel que le racisme, la xénophobie, « l’exploitation de l’homme par l’homme ».

Si l’on se place d’un point de vue philosophique la réponse se trouve dans les travaux de Hegel et de son fameux triangle :

Thèse ---- Antithèse ---- Synthèse .

Encore faut-il en connaitre l’existence et la façon de l’utiliser à savoir : que de 2 points de vue différents on doit dégager le fond et trouver le niveau de communauté qui deviendra la Synthèse et dans le cas qui nous intéresse ici les bases de la Tolérance.

Rappelons quand même que la Synthèse n’est pas un compromis mais « l’essence » commune à la thèse et à l’antithèse…

Pour terminer et conclure en revenant à Pagnol :

La Tolérance n’a pas de maison pour se pratiquer mais l’ensemble de l’Humanité.

Rlz