jeudi 14 juin 2007

Liberté

Blog 011

Juin 2007

Un peu de Poêsie :

Liberté

Liberté, je tremble en prononçant ton nom.

Mes livres d’écolier te proclamaient

Déesse.

Echevelée, tes yeux brillaient,

Tes seins, fermes et ronds

Se pointaient en promesses.

Liberté, ta belle image

A troublé tous mes âges.

Et je tremble en murmurant ton nom,

Car ta bouche, à baisers de joie,

Reçoit tous les baillons.

Quand je vois

Tes yeux, larmés par la souffrance

Je hais les musiques

Cyniques

Qui enterrent l’espérance.

Liberté, je pleure en chantant ton nom

Car ma gorge s’étouffe en pensant aux garrots

Qui tuent dans toutes les prisons,

Pour faire taire les mots.

Et les ors des palais

Ne décorent jamais

Les sinistres potences

Où s’exécutent, et l’homme, et la sentence.

Liberté, je ris, criant ton nom,

Jamais seul à crier ton nom,

Jamais seul à crier dans tes bras.

Tes amants sont millions

A plaisir, dans tes pas.

Liberté, mon ventre frémit

D’enfanter avec toi les matins délirants

Que jouiront nos esprits,

Avec toi, en chantant.

Liberté.

Pierre Bataille

mardi 12 juin 2007

La Laïcité de l'Etat bafouée une fois de plus

Des difficultés pour lire cette lettre ? Cliquez ici : lettre en ligne - Pour vous désabonner, ici : désinscrire

UFAL, Union des FAmilles Laïques - Mouvement populaire laïque tourné vers l\'action

UFAL, Union des FAmilles Laïques - Mouvement populaire laïque tourné vers l'action communiqués de presse

Communiqués de presse

Laïcité

Un prêtre chargé de mission ! Christine Boutin doit être renvoyée du gouvernement

lundi 11 juin 2007Dès la nomination de la députée de Rambouillet au gouvernement, l’Union des Familles Laïques avait exprimé son indignation dans un communiqué de presse, expliquant que la nomination de la conseillère diplomatique du Vatican, nostalgique de l’ordre moral, était une insulte pour les féministes et les laïques de ce pays. La suite des événements montre que ces protestations étaient légitimes.

Après avoir nommé un intégriste catholique, Jean-Paul Bolufer, comme directeur de cabinet de son ministère, Christine Boutin vient de nommer un prêtre catholique, Jean-Marie Petitclerc, comme chargé de mission auprès de son cabinet, avec l’argument de « l’expérience des quartiers » qu’on lui prête.

L’Ufal interpelle le président de la République et son premier ministre quant aux conséquences d’une telle décision, prise au sommet de l’Etat, dans les villes, départements ou régions.

Veut-on, avec de tels arguments, dans certains quartiers sensibles, faire des imams, pasteurs, prêtres ou rabbins des interlocuteurs officiels de la République, voire des collaborateurs municipaux, de conseils généraux ou régionaux ?

L’Ufal avait soutenu le recours devant le tribunal administratif, à Limoges, contre la Chambre de Commerce et de l’Industrie, financée par les fonds publics, qui avait décidé de prendre quatre consultants, issus de quatre religions différentes, pour que les chefs d’entreprise s’adaptent aux spécificités de chaque Eglise.

La nomination d’un prêtre, proposée par Christine Boutin et non récusée par le président de la République et son Premier ministre, est une entorse grave aux principes laïques de séparation du religieux et du politique.

Les laïques ne peuvent que constater que, masquée derrière son poste de ministre du logement, Christine Boutin est le fer de lance, au sein du gouvernement Fillon, de toutes les Eglises qui revendiquent un rôle politique incompatible avec les principes laïques de notre pays, qui séparent le politique du religieux.

L’Ufal demande que ce prêtre soit dessaisi de sa mission, et que, devant une telle provocation, Christine Boutin soit évincée du gouvernement Fillon.


L'UFAL Union des FAmilles Laïques

Contact presse

Bernard Teper Président de l'UFAL 06.08.10.44.52

Pierre Cassen 06.10.31.83.60

UFAL Communiqués de presse est édité par l'association:
Union des FAmilles Laïques (UFAL)
27 rue de la Réunion
75020 PARIS
Tél : +33 (0) 1 46 27 09 25
Fax : +33 (0) 1 46 27 23 66
Courriel: ufalsiege@ufal.org
Site: http://www.ufal.org/

Plan du site | Syndication | Mentions légales

lundi 11 juin 2007

" La stratégie cachée de Sarkozy"

Blog 09

Juin 2007

« La stratégie cachée de Sarkozy »

A part quelques milliers d’électeurs, qui sont attentifs à toutes les promesses électoralistes et à toutes les tractations politiciennes qui sont évoquées par la plupart des média, qui a cherché à approfondir les intentions intimes de notre nouveau Président de la République ?

Après nous avoir promis, entre autres, de « nous débarrasser à coup de Karcher de la racaille » Sarkozy dévoile peu à peu ses projets en matière sociale, projets qui ne vont pas dans le sens de l’amélioration du sort des plus déshérités, des retraités, et des salariés dont le pouvoir d’achat ne pourra se maintenir qu’au prix d’heures supplémentaires non soumises à l’impôt et dont les employeurs tireront de substantiels avantages.

Et puis quand on voit l’évolution des prix de l’immobilier et en particulier dans les grandes villes ont est en droit de s’interroger…

On peut se demander sur le plan des principes s’il n’y a pas de contradiction avec notre belle devise Liberté, Egalité, Fraternité car ne va-t-on pas vers une société où le « chacun pour soi » primera les 3 mots emblématiques de notre République ? ( c.f. Blog 02 )

« Travailler plus pour gagner plus » : quand on pense aux millions de chômeurs en quête d’emplois et aux délocalisations systématiques vers des pays à bas salaires, c’est flatter les quelques salariés dont la solidarité de classe n’étouffe pas aujourd’hui et qui seront les prochaines victimes du système à terme prochain…

Et puis qu’en sera-t-il du « Trou de la Sécu » si l’on exonère les entreprises et les salariés de certaines cotisations et qu’on impute à celle-ci de nouvelles charges ?

Et ce qui précède n’est qu’un aperçu de ce que l’on nous prépare après les Elections Législatives qui donneront une majorité écrasante aux partisans de ce type de politique…


Le Président Sarkozy prétend qu’il veut être un « rassembleur » et que tous les courants politiques auront leur place dans son Gouvernement et déjà l’ont rejoint des hommes politiques qui, avant, se positionnaient au centre ou à gauche sans parler de ceux qui trainent dans les couloirs en faisant leur cour…

En parlant vulgairement : en attendant leur tour : ils « viennent à la soupe ».

Malheureusement pour eux ils risquent d’être déçus dans quelques mois quand les mesures effectivement prises seront moins attrayantes que prévues et qu’il faudra se justifier devant ses électeurs…

Par ailleurs, on est en droit de se demander ce qui motive Sarkozy lorsqu’il évoque dans ses déclarations, d’une part Jean Jaurès ( le Socialiste) et d’autre part, Guy Mocquet le jeune Communiste fusillé par les Allemands pendant l’occupation : « il veut ratisser large » mais quand même et bien que Socialisme et Communisme riment avec Libéralisme on ne voit pas bien la relation…

Vouloir rassembler un maximum je veux bien mais là je comprends mal ou trop bien…

Sans vouloir rappeler aux plus anciens d’entre nous des évènements remontant à 1940 au cours desquels le Maréchal Pétain a été investi des pleins pouvoirs à Bordeaux par plus de 300 députés contre 80 je dois reconnaitre que bien que la situation actuelle soit différente la stratégie de Nicolas Sarkozy ( l’homme au Karcher) qui flatte « tous azimuts » ne m’inspire qu’une confiance limitée…

Français soyez sur vos gardes !

Rlz

dimanche 10 juin 2007

La Paresse est - elle une loi de la Nature ?

Juin 2007

Blog 08

La paresse est-elle une loi de la nature ?

Je voudrais préalablement à la présentation de ce texte citer une phrase tirée de La genèse d’une pensée de Theillard de Chardin, la voici :

« Le plus grand sacrifice que nous puissions faire, la plus grande victoire que nous puissions remporter sur nous-mêmes, c’est de surmonter l’inertie, la tendance au moindre effort ».

Par ailleurs, je voudrais également signaler que ce texte dont une première version a déjà été éditée il y a quelques années ne me paraît pas avoir vieilli malgré l’évolution sociale plutôt négative qui s’est produite, je dirais même que le chômage catastrophique que nous connaissons aurait tendance à confirmer le fait que s’il n’y avait pas de contraintes financières et sociales l’absence de travail serait appréciée de beaucoup d’entre nous…

Si j’observe ce qui se passe autour de moi tant dans le milieu professionnel que dans le milieu familial je constate que, d’une façon quasi générale, les opérations « manuelles » sont effectuées soit avec des outils limitant les efforts physiques et les éventuelles douleurs soit en faisant parcourir aux membres exécutants les parcours les plus courts possibles.

En ce qui concerne le travail intellectuel, et bien que cela soit moins évident, il semble qu’il y ait également une recherche systématique de l’effort minimal. Pour s’en convaincre il n’y a qu’à regarder la percée fulgurante des calculettes de poche et de bureau qui elles-mêmes ont succédé aux règles à calcul et, à présent, la généralisation des ordinateurs lourds ou « mini » ainsi que l’expansion du Net…

Du coté des travaux manuels les divers robots ménagers et industriels se sont imposés sous toutes sortes de formes depuis longtemps ( machine à coudre, moulin-légumes, aspirateurs, métiers à tisser, tours, fraiseuses, etc.). L’industrie automobile fait pratiquement à 100% appel à toutes sortes de robots pour remplacer les ouvriers spécialisés.

Bien sûr, on m’objectera au moins 2 choses :

a) que les outils modernes soulagent l’homme, concourent au progrès technique et intellectuel, font gagner du temps et « avancer l’humanité » et, que :

b) la conception et la fabrication de ces outils ont nécessité du travail et non de la paresse.

A cela je répondrai qu’il ne faut pas confondre les effets et les causes…

Toutefois avant de développer mon propos j’aimerais rappeler les quelques définitions et lois simples de la physique traditionnelle qui me conduisaient à me demander plus haut si le travail est dans la nature humaine et dans la nature en général.

Le travail, en mécanique, est le produit d’une force par un déplacement sur l’axe d ‘action
( ou ses projections sur d’autres axes ).

Il s’écrit dans sa forme générale :

W= somme de F dx cos a

où : - F est la force agissante,

- dx le déplacement élémentaire,

et - cos a le cosinus de l’angle formé avec l’axe de référence.

Sous une forme simplifiée on écrit :

W= Fx.

Le travail s’exprime, selon les systèmes d’unités :

- en Erg ( CGS),

- kilogrammètre ( MKpS ),

- Joule ( MKSA ).

Le travail et l’énergie, équivalents dimensionnellement, utilisent donc les mêmes unités pour les quantifier.

A partir de cette définition mathématique du travail j’observe que les phénomènes naturels répondent à une recherche d’un travail minimal pour arriver à un état d’équilibre, par exemple :

- Gravitation : tous les corps soumis à un champ de gravitation prennent le chemin libre le plus court possible pour rejoindre la masse attractive ;

- Electrostatique : là encore la charge influencée cherche le chemin le plus court pour atteindre la charge de signe opposé ;

- Electromagnétisme : le conducteur électrique sous tension se déforme ou s’oriente selon un moindre parcours pour « embrasser » le flux magnétique maximal ;

- Hydrostatique : le fluide dont le niveau est le plus haut recherche le niveau le plus bas par le chemin de plus grande pente pour obtenir l’équilibre des pressions ( principe des vases communicants ) ;

- Aérodynamique et hydrodynamique : le corps soumis au flux fluide s’oriente pour présenter la moindre résistance ( Cx minimal ) ;

etc.

Je pourrai multiplier les exemples y compris dans le domaine de la biologie et éventuellement considérer la notion d’entropie à l’échelle de l’univers mais cela n’apporterait rien de plus à mon interprétation de ces phénomènes ni à l’analogie que je leur prête.

Toutefois si je veux rester rigoureux au plan de la physique je ne dois pas passer sous silence les notions de Force et de Puissance qui sont les premières que l’homme rencontre comme limites lors de tout travail physique. Sans entrer dans des considérations par trop mathématiques on peut rappeler que :

- Une Force se manifeste par des poussées ou des levées de corps pesants dans un champ gravitationnel. Elle s’exprime en : dyne, kilogramme-force, Newton selon le système d’unités retenu. La limite de force pour un homme est son propre poids. ( le poids étant une Force ) .

-La Puissance est le travail, selon la définition donnée plus haut, fourni pendant l’unité de temps : la Seconde généralement. La limite pratique de la Puissance qu’un homme peut fournir en permanence est de l’ordre de 200 Watts ( ¼ de cheval-vapeur ).

Les unités de Puissance sont : le Watt et ses multiples et sous-multiples, le kilogrammètre/seconde, le cheval-vapeur ( 736 Watts ).

Ces dernières définitions ( Force, Puissance ) qui ne changent rien au fond de mon propos permettent néanmoins d’éviter quelques confusions et de justifier les inventions et utilisations de certains outils tels que : treuils, leviers, palans, etc. qui ne réduisent pas le travail mais adaptent les forces et puissances aux capacités humaines.

On peut donc déjà, à partir de ce qui précède, considérer qu’indépendamment de la création d’outils spécialisés indispensables pour mener à bien certaines taches spécifiques, la recherche de la dépense minimale d’énergie ( adéquation de la Force, de la Puissance, du travail à l’homme ) est non seulement une constante humaine mais est inscrite, me semble t’il, dans la Nature tout entière.

Il s’agit en effet du principe d’HAMILTON sur lequel s’est fondé en partie Einstein pour sa théorie de la relativité.

- Dans le cadre de notre société à dominante industrielle, qu’elle soit d’essence capitaliste ou socialiste, des données d’ordres social et économique viennent s’ajouter à celles que je qualifierai de « naturelles » en en compliquant singulièrement l’analyse. Il s’agit, entre autres, des notions de : rentabilité, compétition, solidarité et de recherche d’un épanouissement personnel ou collectif par le travail y compris artistique.

Quoi qu’il en soit, et bien que le réflexe de certains employeurs industriels ou agricoles soit encore et surtout de nos jours de faire appel à de la main-d’œuvre manuelle à moindre coût sans se soucier de l’adéquation physique, la tendance est à la robotisation au sens général du terme après être passé, il n’y pas si longtemps encore par la méthode des « temps élémentaires » de Taylor ou autres systèmes de rendement maximal. Il est bien évident que l’introduction de moyens automatiques de calcul, de conception et de fabrication ( CAO, PAO, etc.) a surtout un objectif économique mais il n’empêche que celle-ci réduit, à première vue, globalement le travail humain ici au sens de la physique pure ( encore que l’on puisse se poser des questions sur le bilan énergétique global en faisant intervenir tous les facteurs depuis les matériaux de base…)

Il n’entre pas dans mon propos d’aujourd’hui d’examiner, dans le détail, le coté social et économique de l’automatisation des taches et de l’introduction à tout prix de moyens informatiques, cela pourrait faire l’objet d’un autre texte. Je souhaiterais limiter mon propos au travail en général et à son opposé la Paresse.

De la recherche de la fourniture minimale de travail qui semble être une donnée de la nature à la Paresse il n’y a qu’un pas qu’il est tentant de franchir. D’ailleurs n’avons-nous pas constaté, les uns et les autres, combien il est difficile de se remettre à un travail, quel qu’il soit, après une période assez longue d’inactivité physique ou intellectuelle ?

Tout un système de conditionnements psychologiques, sociaux et économiques nous oblige à travailler sous peine d’être rejetés, marginalisés…Cependant pour beaucoup le travail est un moyen pour se réaliser, s’épanouir, et détenir une sorte de pouvoir, une autorité. Pour d’autres c’est, à un moment de leur vie un alibi pour oublier des problèmes sentimentaux ou des déboires familiaux…

A chaque époque de la vie correspond une phase au cours de laquelle on est partagé entre une paresse naturelle et un besoin raisonné de travailler. Les enfants, les adolescents ne sont pas naturellement portés vers le travail. Les adultes en charge de famille sont dans l’obligation sociale et morale de travailler. Ils le font plus ou moins volontairement selon qu’ils ont une motivation profonde et y trouvent un intérêt. Les PDG et la plupart des cadres supérieurs s’investissent totalement dans leur travail, ils renoncent souvent à leur vie familiale et à leur intimité jusqu’au jour où, touchés par la limite d’âge ou la crise économique, ils se retrouvent « brisés », réalisent la vanité des valeurs auxquelles ils ont cru et redécouvrent la paresse qu’ils avaient refoulée pendant leur période d’activité intense…

Dans notre société où tout s’achète et tout se vend certains ont découvert, non sans intérêt, que la paresse pouvait être exploitée. Sous prétexte de loisirs et de vacances on nous réapprend à être paresseux à tous les points de vue. Moyennant finances, obtenues bien sûr par le travail, on part, en quelle que saison que ce soit, au soleil ou à la neige dans un Club où, non seulement le gite et le couvert sont prévus mais où, même pendant les moments libres on n’a pratiquement pas la volonté ni la possibilité de penser, de réfléchir et, à fortiori, d’exercer un « travail » distrayant volontairement choisi.

Si l’étude de la paresse physique peut se faire en s’appuyant sur les lois de la physique traditionnelle il ne semble pas que l’étude de la paresse intellectuelle puisse se faire de la même façon…

La paresse intellectuelle peut résulter de 2 causes principales :

a) une insuffisance de facultés qui conduit à refuser l’examen de tout ce que l’on se sent incapable de comprendre ;

b) un manque d’apprentissage scolaire ou extra-scolaire malgré une capacité, disons : physiologique…

Dans les 2 cas on s’en remet, plus ou moins consciemment, aux autres supposés plus compétents en fuyant ses responsabilités morales et civiques sous prétexte qu’on n’est pas en mesure de répondre soi-même à la question qui se pose.

La paresse intellectuelle conduit à un manque de courage civique ouvrant la porte, lorsqu’elle se généralise, à tous les abus de pouvoir et à toutes les formes de dominations politiques ou religieuses.

L’histoire du monde semble prouver qu’aucun progrès social définitif ne puisse être obtenu sans s’appuyer, d’une part sur le fruit du travail intellectuel d’un certain nombre de penseurs et de philosophes et, d’autre part sur le travail manuel (ou assimilable) d’une autre partie de l’humanité (révolutionnaires par exemple).

D’ailleurs, la plupart des philosophies et des religions, hormis peut-être les Hindous (et encore) rejettent chacun à leur façon la paresse au profit du travail quel qu’il soit. Toutefois, cela n’est peut-être pas une règle absolue en ce qui concerne les religions qui n’incitent pas trop sur l’approfondissement des dogmes…


Alors ?

Pour conclure, je dirai que la Morale Républicaine et Citoyenne nous rappelle aussi souvent que possible à nos devoirs sociaux et nous aide à combattre notre penchant naturel vers la Paresse en vue de participer, chacun en ce qui le concerne, à l’édification, pierre après pierre, d’une Société plus juste et plus fraternelle…

Après, et seulement après, nous pourrons nous laisser aller à la Paresse comme les lois de la nature semblent l’imposer.

Mais que sera cet «Après » quand on constate, d’une part, le marché actuel du Travail et les « délocalisations » qui vont bon train…

Rlz

samedi 9 juin 2007

René Leduc : un génial autodidacte

Vol "composite " avant largage du Leduc 021-02

Blog 07

Juin 2007

Un Ingénieur autodidacte de génie : René Leduc

Il y a comme cela des hommes exceptionnels, dont beaucoup aujourd’hui ont oublié même le nom, et que j’ai eu personnellement l’honneur de connaitre et de côtoyer au début de ma carrière dans l’Aéronautique : il s’agit de René Leduc.

En préalable rappelons que René Leduc s’est surtout fait connaitre dans les années 1950 par ses études et ses réalisations d’avions expérimentaux propulsés par des réacteurs statiques de conception originale ( Sans pièces tournantes ni clapets ).

René Leduc considérait qu’un avion était une entité dont tous les constituants devaient être étudiés ensemble par le même constructeur, c’est à quoi il s’est employé sans relâche étudiant et fabriquant tant la voilure que la cabine largable et les divers équipements de bord et en particulier les pompes et les commandes de vol de ses avions…

Cet homme d’une trempe extraordinaire était un autodidacte au parcours peu banal.

Il était né le 24 avril 1898 à St Germain les Corbeil, près de Paris, d’une famille modeste et dut quitter l’école primaire à 14 ans pour devenir apprenti mécanicien malgré une scolarité brillante…

Passionné de mathématiques il s’engagea en 1916 dans l’artillerie où très vite les Officiers qui le commandaient remarquèrent sa brillante intelligence et l’envoyèrent dans une école d’Officiers à Fontainebleau d’où il ressortit « Major » de sa promotion…

Son titre d’Officier lui permis de s’inscrire en 1920 à SUPELEC afin d’obtenir un diplôme d’Ingénieur avec des compétences particulières en thermodynamique et en résistance des matériaux.

En 1922, il s’expatria en Autriche comme Sous / Directeur d’une usine de cellulose mais revint en France à la mort de son père en 1924 et après son mariage.

En 1924, il entre chez Bréguet, célèbre constructeur d’avions, comme Chef du Bureau de calculs.

Le 14 juin 1929 il soutient une thèse à la Faculté des Sciences de Paris et est reçu avec la mention « Très Honorable ».

En 1930, il dépose son 1er brevet d’invention sur les propulseurs à réactions intermittentes ( Dont les Allemands se sont inspirés plus tard pour leurs V1)…

En 1933, il dépose un 2ème brevet sur les tuyères à source chaude et à source froide, et il redécouvre le principe développé par René Lorin auquel il rendra hommage par la suite en baptisant tous ses prototypes : René Lorin

Après avoir tenté de vivre seul sa première aventure industrielle il retourne chez Bréguet, à court d’argent…

En 1937, à l’époque du Front Populaire, le Ministre Pierre Cot lui passe un marché pour un prototype d’avion.

En 1938, René Leduc expose à Paris « un avion devant voler à 1000 km / h à une puissance de
10 000 CV et avec un plafond de 25 000 mètres ».

Pendant l’occupation allemande il poursuit secrètement ses travaux à Toulouse mais un bombardement allié détruit les ailes de son prototype…

Ensuite, après la Libération, toute l’industrie Aéronautique française est à reconstruire et le Ministre chargé de cette mission, Charles Tillon, lance une vaste entreprise en finançant au maximum pratiquement toutes les innovations en matière Aéronautique et l’on doit dire que ce fut une heureuse initiative qui mobilisa de nombreuses énergies et fit naitre de nombreux prototypes plus ou moins originaux dans les domaines des moteurs, des cellules, des équipements…

René Leduc ne fut pas oublié dans cette aventure et il put créer sa propre Société à Argenteuil, dans la région parisienne, ainsi qu’une filiale chargée des questions d’équipements de bord selon sa conception de l’unicité d’un maître d’œuvre...

En 1944, le premier Leduc 010 fut construit et vola 2 ans plus tard à Toulouse entre les mains de Jean Conord en " composite " avec un Languedoc 161.

Ensuite ce fut une série de vols expérimentaux à Istres ( Bouches du Rhône ) sur diverses versions de cet avion :

- Leduc 010 ( 2 exemplaires ),
- Leduc 020 ( 2 exemplaires ),

- Leduc 022- 01,

dont un avec l’addition d’un turboréacteur ATAR pour le décollage, mais ce fut un échec…

En 1957 le Leduc 022-01 échoua dans sa tentative de franchissement du « Mur du Son »
( Mach 1 ) et ce fut l’arrêt du programme également à cause des nombreux engagements de l’Etat sur d’autres programmes plus conventionnels ( Trident, Gerfaut, Durandal et surtout Mirage III ).

Citons également les 2 autres pilotes d’essais des Leduc que furent Jean Sarrail et Yvan Litolff blessés au cours des essais en vol à Istres…

En 1958 René Leduc cessa son activité d’avionneur et se consacra entièrement à sa Société d’équipements, installée à Azerailles en Meurthe et Moselle qui à ce jour emploie encore 150 salariés et qui exploite les 40 brevets déposés par René Leduc au cours de sa vie qui s’acheva à Istres en 1968.

Il était titulaire de la Légion d’Honneur.

J’ai toujours une pensée émue en évoquant cet Homme extraordinaire qu’il m’a été donné de rencontrer lorsque, jeune Ingénieur, je cherchais ma voie…

Rlz

jeudi 7 juin 2007

La Sécu et la Médecine à 2 vitesses

Blog 06 La Sécu et la Médecine à 2 Vitesses .

Juin 2007

Ca y est « la Médecine à 2 vitesses » est lancée…

Pourquoi et comment, en France, pays à l’avant-garde sociale, en est-on arrivé là ?

Ne disposant pas, comme la plupart des Français, de toutes les données réelles concernant par exemple les comptes de la « Sécu » ce n’est qu’à l’aide des faits constatés et de quelques informations glanées ça et là que l’on peut se faire une idée approximative de cet énorme problème concernant un budget équivalent à celui de l’Etat français dans sa totalité…

Les jeunes générations n’entendent parler du « Trou de la Sécu » que depuis quelques années mais les anciens, dont je fais partie en ont déjà entendu parler dans les années 1960. A l’époque je fréquentais un des hauts responsables de la « Sécu » qui donnait sans trop de détails ( secret professionnel oblige) une explication qui est toujours valable aujourd’hui, hélas.

Louis Joxe qui fut, à l’époque d’un gouvernement socialiste, Président de la Cours des Comptes a fait savoir officiellement qu’il était impossible de s’y retrouver dans les diverses pièces soumises à son examen compte tenu des imbrications entre les postes comptables d’origine diverses et variées dont beaucoup n’avaient aucun lien avec la santé, la prévoyance enfin de tout ce qui ressortissait du rôle de la Sécurité Sociale

Il est quand même nécessaire de rappeler que ce qu’on appelle la Sécurité Sociale regroupe :

- la prise en charge des frais de santé,

- les prestations de retraite au prorata des cotisations versées pendant la période d’activité professionnelle,

- les allocations familiales,

- les accidents du travail, etc.

Il est à signaler toutefois que certaines catégories de travailleurs du fait de conditions exceptionnelles ne sont pas assujetties à la « Sécu » c’est le cas des notaires pour des raisons historiques particulières…

La Sécurité Sociale, une des acquisitions de la Libération de la France après la période vichyssoise, avait été édifiée dans un consensus général, en particulier entre les membres du Conseil National de la Résistance ( CNR ) et venait remplacer les Assurances Sociales et les « Caisses de Compensation » innovées par le Front Populaire de 1936 / 1938.

Ses Conseils d’Administration comprenaient des représentants du Patronat et des principaux Syndicats ouvriers que l’on élisait selon une périodicité prévue par la loi. A cette époque jamais on a entendu parler de déficit et à fortiori de « Trou de la Sécu »…

C’est le Général De Gaulle, alors Président de la République, qui supprima les élections des Administrateurs de la Sécurité Sociale pour les remplacer par des « Représentants » désignés par l’Etat.

Il y a-t-il une relation de cause à effet je vous laisse juges ?

Il faut aussi rappeler que parmi les innovations de l’après Vichy toutes les Compagnies d’Assurances furent nationalisées et alignées sur un même statut d’où la concurrence étaient réduite à un strict minimum.

Evidemment, me dira t’on, la société a évolué depuis la Libération et petit à petit les intérêts privés ont repris le dessus dans l’insouciance générale avec la disparition des principaux acteurs de cette période d’avancées sociales et il n’est qu’à voir le cas du retour des monopoles médiatiques que le CNR avait interdits pour s’en convaincre.

Mais dans les faits l’esprit de solidarité et de progrès social qui avait animé nos compatriotes qui avaient connu les avancées sociales du Front Populaire et de la Libération s’est émoussé peu à peu et les intérêts individuels et égoïstes reprirent le dessus et les tenants du pouvoir financier et économique eux n’attendaient que leur revanche avec les nouvelles générations dont l’esprit combatif n’avait pas les mêmes objectifs et motivations…

La programmation de la destruction ou tout du moins de la restriction des prestations sociales de la « Sécu » est faite depuis longtemps et il n’est pour s’en convaincre que de voir depuis combien de temps les uns et les autres nous recevons des compagnies d’assurance et de nos organismes de retraite des propositions pour des prestations complémentaires de type capitaliste alors qu’à l’origine ces organismes reposaient sur le principe de la « répartition ».

Le principe de la Retraite par « capitalisation » existe depuis longtemps bien avant la création des retraites par répartition et les exemples sont nombreux de retraités qui se sont vus attribuer des prestations ridicules du fait de l’érosion de la monnaie et de l’inflation…

La répétition permanente, depuis des décennies, du déficit de la Sécurité Sociale démontre, s’il en était besoin, qu’il y a là, d’une part des appétits à satisfaire et d’autre part un souci politique de régression sociale qui profitera au patronat aujourd’hui international ( mondialisation avec son lot de délocalisations)…

Bien sûr, dans toute cette situation il y aura des gagnants et des perdants et à n’en pas douter ce ne sont pas les Assurés sociaux qui seront les gagnants quand on constate les diverses mesures déjà prises en matière de « suppléments » sur les honoraires médicaux, de non remboursements de certains médicaments dont les prix ont curieusement augmentés, du projet de plafonnement et de franchise sur les remboursements, des dépassements d’honoraires lors d’actes chirurgicaux, que sais-je encore ?

Et là je n’évoque pas les jours chômés non payés et autres CSG…

On l’évoquait mais personne n’osait le dire tout haut :

Nous entrons dans un système médical à 2 vitesses comme pratiqué hélas dans d’autres pays dont certains rêvent ( USA, Suisse,…) d’où les pauvres sont exclus du système de santé…
En ce qui concerne les retraites le même type d’opérations se prépare et l’exemple US doit nous faire craindre le pire, en effet dans ce pays ce sont les Entreprises qui payent les retraites de leur personnel et quand on sait que beaucoup de petites Entreprises n’ont qu’une durée éphémère et qu’il n’y a pas de limite d’âge pour prendre sa retraite…


Français, réveillez vous !

Rlz

Historique des Arts Martiaux japonais

Juin 2007


Bien que notre Blog ait l'habitude, et c'est sa vocation, de traiter des questions de caractère culturel aujourd'hui nous allons évoquer un sujet qui déborde en apparence un peu de cet aspect en parlant de traditions initialement asiatiques :
les Arts Martiaux au sens large du terme. Cependant, il ne faut pas penser que, malgré les apparences, il n'y ait qu'un coté guerrier dans la pratique de ces disciplines : la Maîtrise de soi et une certaine ascèse y sont associés... Rlz


BREF HISTORIQUE des ARTS MARTIAUX JAPONAIS

Il y a une multitude de disciplines martiales au Japon , les Arts Martiaux japonais ont vu le jour dans l’île d’Okinawa ( sud du Japon ).

Les premières armes étaient des outils agraires comme le nuchaku fléau pour battre les récoltes, la tunfa poignée pour meule à grain , la canne ( tanjo ) et bâton long ( bo ) qui furent par la suite les seules armes pour se défendre contre les différentes castres guerrières , mais n’oublions pas les techniques de combat à mains nues comme le Karaté- do

L’arme privilégiée des soldats était l’arc ( yumi ) seule arme à pouvoir atteindre l’ennemi sans être soi même mis en danger.

Les armes blanches en bronze apparurent au Japon aux environs du 3 éme siècle et, en fer à partir de 4 éme siècle.

A cette époque le sabre japonais ( Ken ) était droit et à double tranchant .

Au 9 éme siècle le sabre évolua pour devenir une arme légèrement incurvée se maniant d' une seule main et destinée aux samouraïs cavaliers.

Suite aux guerres successives, des régiments de soldats à pied furent créés pour pallier le manque de montures.

La forme du sabre se transforma , la poignée fut allongée afin d’être maniée à deux mains et se portait à la ceinture ( obi ) .

Des armes comme la naginata ( sorte de hallebarde ) servait surtout à combattre les cavaliers, elle tranchait les jambes des chevaux et ainsi atteignait plus facilement le samouraï tombé à terre.

Les samouraïs de la castre portaient deux sabres : le katana et le wakisashi, privilège qui leur était propre.

La forge des katanas reste un secret et se perpétue de Maître à disciple. Il reste de nos jours quelques grands Maîtres forgerons pour la plupart ‘’ Trésors culturels japonais ’’.

Les soldats se protégeaient avec de somptueuses armures, elles étaient conçues de manière à ne pas gêner le samouraï dans ses mouvements. Elles protégeaient tout le corps des pieds à la tête.

Les ornements de l’armure dépendaient du statut hiérarchique et du clan du samouraï qui la portait.

De nos Jours :

Les Art Martiaux japonais ont connu un développement important en occident avec l’arrivée du judo.

Le judo ( voix de la souplesse ) est une discipline sportive dérivée en droite ligne du ju-jitsu et créé par Maître Jigroro Kano en 1882.

Un peu plus tard Maître Morihei Ueshiba inventa entre 1930 et 1960, l’aikido ( harmonie du corps et de l’esprit).

L’engouement pour les Arts Martiaux japonais a pris une telle ampleur que d’innombrables disciplines nous sont parvenus telles que :.

Le kendo , le iaido , le jodo , la naginata , le nijutsu , le kyudo , le sport chambara , le sumo et d’ innombrables autres écoles d’Arts Martiaux .

La plupart de ces disciplines se pratiquent en France et se regroupent sous la FFJDA ( Fédération Française de Judo et de Disciplines Associées ) www.ffjda.com et du CNK (comité national de kendo ) www.cnkendo-da.com .

Il existe plusieurs anciennes écoles de sabre pratiquées en occident , les principales sont : Muso Shinden ryu , Katori shinto ryu , Sui ô ryu , Muso jikiden Eishin ryu…

La région Midi-Pyrénées dispose de clubs proposant ces différentes disciplines.

Une section Iaido a vu le jour à la MJC de Rabastens dans le Tarn, cette disciple peut être pratiquée à partir de15 ans.

Benkei.

samedi 2 juin 2007

La Tolérance

Blog 05

Juin 2007 La Tolérance


Dans une des œuvres de sa fameuse « Trilogie » marseillaise Marcel Pagnol fait dire à César s’adressant à son fils Marius : « la tolérance il y a des maisons pour cela » sous-entendant par cela(excusez le mot) : « bordels ». Ce dernier mot a pris aujourd’hui un autre sens, depuis Marthe Richard, à savoir : désordre…
Evidemment nous n’allons pas suivre Pagnol sur ce terrain : la Tolérance telle que nous la concevons étant une valeur qui devrait, au contraire, être à la base d’un ordre social concernant toute la collectivité humaine.

Mais en fait tout le monde parle de Tolérance en espérant plus ou moins intimement que son point de vue primera sur celui des autres. Il est vrai qu’il est difficile de renoncer à son point de vue qui, dans la plupart des cas, résulte de son expérience personnelle de la vie et surtout d’un certain conditionnement familial, politique, voire religieux…

En faisant court disons que chacun d’entre nous croit détenir individuellement la Vérité et pense que les autres n’ont rien compris.
Mais malheureusement ce raccourci est trop simpliste pour permettre une vie en société harmonieuse et, partant, sans conflits au minimum verbaux…

Il est vrai que l’individu, et le mot parle déjà de lui-même d’après mon dictionnaire, est l’opposé de la collectivité et que l’on conçoit mal la possibilité d’avoir tous le même point de vue, sauf parfois sur des points précis et vitaux faisant l’objet de règlementations et de lois imposées par le législateur…

Mais la vie de tous les jours faite de travail, de déplacements, de repas et de loisirs nous met à chaque instant dans des situations où l’individu est en contact avec d’autres individus qui, par définition, ne sont pas des « clones » ayant les mêmes spécificités. Alors que faire pour que cette cohabitation soit aussi vivable que possible ?

Là est la question fondamentale qui se pose au niveau des entités locales voire nationales et à fortiori au niveau international…

Pour frapper d’une façon aussi percutante que possible les esprits prenons pour commencer le cas des gens de couleur émigrés ou non : n’y a-t-il pas une première réaction de rejet et d’intolérance de la part des nationaux blancs de « souche » et réciproquement de la part des gens de couleur vis-à-vis des blancs dans leurs pays ? Et n’y a-t-il pas une forme d’intolérance de classe de la part des nantis vis-à-vis des gens de condition modeste ?

Je crois me souvenir que c’est Danton, au moment de la révolution de 1789, qui d’une façon péremptoire a dit : « Pas de tolérance pour les ennemis de la Tolérance »…

Je crois aussi me souvenir que Voltaire avait dit : « Je ne suis pas de votre avis mais je me ferai tuer pour que vous puissiez vous exprimer quand même…. »

Mais il ne nous faut pas restés sur un coté négatif de cette question de Tolérance, c'est-à-dire l’intolérance, et essayer d’être positifs en proposant des solutions si tant il y en ait…

Je pense qu’en tout premier lieu il faut s’interroger sur soi-même et se demander si les valeurs auxquelles on attache de l’importance peuvent être transposée chez les autres dont le vécu ne peut être que différent du sien et réciproquement se poser la même question pour les autres…Il est évident que chacun de nous est particulier et unique tant d’un point de vue physique que d’un point de vue intellectuel ce dernier point conditionnant les facultés éducatives et culturelles. Tout cela détermine le mode de pensée et la situation sociale qui conduira à un jugement sur la société et un comportement différent pour chacun.

Cependant, malgré toutes ces différences et dans l’état actuel de la Société la vie en commun est une nécessité vitale aux divers niveaux auxquels on se place ( local, national, mondial ) et des règles ont été établies pour éviter les éventuelles frictions mais cela implique le respect inconditionnel d’un minimum de ces règles et surtout le respect des Individus dans leurs différences sans toutefois tolérer l’intolérable tel que le racisme, la xénophobie, « l’exploitation de l’homme par l’homme ».

Si l’on se place d’un point de vue philosophique la réponse se trouve dans les travaux de Hegel et de son fameux triangle :

Thèse ---- Antithèse ---- Synthèse .

Encore faut-il en connaitre l’existence et la façon de l’utiliser à savoir : que de 2 points de vue différents on doit dégager le fond et trouver le niveau de communauté qui deviendra la Synthèse et dans le cas qui nous intéresse ici les bases de la Tolérance.

Rappelons quand même que la Synthèse n’est pas un compromis mais « l’essence » commune à la thèse et à l’antithèse…

Pour terminer et conclure en revenant à Pagnol :

La Tolérance n’a pas de maison pour se pratiquer mais l’ensemble de l’Humanité.

Rlz

jeudi 31 mai 2007

Le Sénégal

Blog 04

Juin 2007

Le Sénégal

Il n’est pas question pour moi de tirer des conclusions formelles et définitives sur la situation économique et politique de l’Afrique, d’une part à cause de la disparité des pays qui constituent ce continent et, du fait que je n’ai fait qu’un séjour de courte durée au Sénégal il y a quelques années.

Néanmoins, il est difficile sinon impossible d’oublier ce que la France doit à ce pays en matière de participation lors des 2 dernières guerres…

1) Situation géographique du Sénégal :

Le Sénégal se trouve dans la partie la plus occidentale de l’Afrique entre 18° et 24° de latitude Nord et 11° et 17° de longitude Ouest, c’est ce qu’on appelle une situation tropicale…

Il a des frontières communes avec :

- La Mauritanie au Nord,

- Le Mali à l’Est,

- La Guinée et la Guinée Bissau au Sud.

Il est coupé en 2 presque totalement par la Gambie ( ex colonie britannique ) dont la principale ressource est l’exploitation de « car-ferries » assurant la traversée du fleuve Gambie…Ce petit pays mesure 20 km de large et 300 km de long.

La superficie du Sénégal est d’un peu moins de 200 000 km carrés et sa population est d’environ 12 000 000 d’habitants.

C’est un pays plat dont le relief maximal n’excède pas 105 mètres dans la presqu’il du Cap Vert

( Dakar).

Les géographes distinguent 5 régions naturelles au Sénégal :

1) La « région maritime » qui s’étend de Saint-Louis au Nord ( ancienne capitale ) à la Gambie au Sud ;

2) La région « subtropicale » de la Basse Casamance très humide où la végétation est luxuriante, c’est une région de cueillette, de chasse et de pêche ;

3) La « zone Soudanienne » au Nord et Nord Est ou règne la Savane et où, hélas, l’homme détruit peu à peu et inconsidérément la végétation qui tente de s’installer ;

4) Le « Ferlo » au Nord Est sorte de steppe semi-désertique où pâturent les zébus des tribus Peuhls ;

5) Enfin le « Sahel » zone intermédiaire entre la steppe et le désert saharien, c’est là où le climat est le plus sec et le plus chaud et où l’eau est invisible pendant des années…

Les 4 fleuves principaux du Sénégal sont :

- Le Sénégal qui a donné son nom à la république actuelle,

- Le Saloum ( grossi du Sine ),

- La Gambie,

- La Casamance.

Enfin, disons que le Sénégal n’est distant de Paris que de 5 heures d’avion.

2) Résumé de l’histoire du pays :

Les origines du Sénégal sont très mal connues, toutefois les ossements et outils retrouvés laissent

supposer que les premiers habitants de cette région d’Afrique dateraient du paléolithique inférieur c'est-à-dire environ 150 000 ans…

Ensuite, il semble qu’il y ait eu une évolution comparable à celles d’autres civilisations déjà recensées si l’on en juge par les monuments mégalithiques ( genre menhirs bretons ) et des tumulus retrouvés dans la région du Cap Vert.

L’histoire plus récente est mieux connue spécialement grâce au voyage effectué par un géographe arabe de Cordoue Al-Bakri au XI ème siècle. A cette époque le Sénégal faisait partie du Ghana qui dominait toute cette partie de l’Afrique.

Jusqu’au XI ème siècle les peuples qui vivaient dans cette région étaient de religion animiste mais la conversion à l’Islam d’un chef Peuhl allait changer complètement la face des choses et l’Empire Ghanéen allait éclater.

Ensuite survint l’époque Mandingue avec sa dynastie également musulmane ( aujourd’hui les Mandingues sont les principaux habitants de la Casamance ) puis ensuite et jusqu’au début du

19 ème siècle ce ne sont que luttes d’influence diverses qui conduiront à l’éclatement de l’empire Djolof auquel le Sénégal appartenait en partie.

Pendant toute cette période des contacts auraient été établis avec des Européens dont des Français, des Portugais et des Hollandais. Ce n’est pas une période très glorieuse car elle a conduit à ce qu’on a appelé « la traite des noirs » en vue de fournir de la main-d’œuvre quasi-gratuite aux colons d’Amérique qui exploitaient les plantations de coton, bananes, canne à sucre, café…

L’Ile de Gorée, au large de Dakar, était le principal lieu d’embarquement de ces esclaves. On peut visiter aujourd’hui « la maison des esclaves » qui servait de lieu de transit en attendant les bateaux en partance pour les Amériques…

La colonisation officielle par la France date de 1817, mais était limitée à Gorée et à Saint Louis. Il va sans dire que l’esclavage continuait d’y aller bon train jusqu’en 1848 date de l’abolition officielle suite à l’action du grand humaniste que fut Victor Schœlcher. C’est ensuite le général Faidherbe qui installera définitivement la colonisation française malgré la résistance de grands chefs nationalistes tels que Mamadou Lamine.

Il faut quand même reconnaitre que la colonisation française n’a pas eu que des cotés négatifs pour la population sénégalaise qui a pu, grâce à la création d’écoles laïques, promouvoir des élites qui ont, au fil des années, su faire valoir leurs droits et obtenir une indépendance vis-à-vis de la France dans des conditions de dignité enviable par beaucoup ( 4 avril 1960 ). Le premier Président du Sénégal libre a été Léopold Sédar Senghor et l’actuel est Abdoulaye Wade.

Si l’on exclut quelques incidents relativement limités on peut dire que le Sénégal jouit d’une certaine stabilité politique.

Cette stabilité est d’autant plus méritoire du fait que le Sénégal est constitué d’une mosaïque d’ethnies :

- Wolof ( majoritaires ),

- Peuhl ( bergers nomades ),

- Mandingue,

- Sérére,

- Diola, etc.

et que 3 religions y sont pratiquées :

- Musulmane ( 90 % ),

- Chrétienne ( 8 % ),

- Animiste ( 2 % ).

Malgré la pratique courante de la langue des Wolofs, le français est la langue officielle. Elle y est parlée partout et même très bien…

3) Données économiques :

Les 2 principales ressources économiques du Sénégal sont :

- la pêche maritime en grande partie artisanale, et

- la culture presque exclusive de l’arachide ( riz, mil, maïs…).

Néanmoins, des tentatives prometteuses ont été faites dans la région de Dakar et en Basse-Casamance pour développer des cultures maraichères en vue des besoins nationaux.

L’ordre de grandeur de la production d’arachide est de 600 000 tonnes par an, mais hélas, ce marché est aujourd’hui au plus bas et les stocks s’accumulent faute de clients et à cause des cours au plus bas.

La production de la pêche artisanale ( traditionnelle) est de l’ordre de 400 000 tonnes par an, mais depuis une quarantaine d’années une flotte de « pêche industrielle » tend à remplacer la pêche traditionnelle en pirogue…

D’autre part, le sous-sol sénégalais ne renferme que très peu de minéraux exploitables si l’on exclut quelques phosphates et un peu de fer.

Depuis quelques années un effort important a été engagé avec l’aide de capitaux étrangers

( surtout français ) pour développer le tourisme et de très grands complexes ont été créés particulièrement sur la côte entre Dakar et la Casamance. Des séjours en brousse, chez l’habitant, sont également proposés…

Quoi qu’il en soit et bien que le Sénégal, comme de nombreuses anciennes colonies françaises ou autres, ait aujourd’hui officiellement son indépendance, des liens, pour ne pas dire des servitudes, subsistent encore entre les ex-colonisés et les ex-colonisateurs. Il n’est qu’à voir l’origine des produits d’importation ( pharmaceutiques, cabines téléphoniques, voitures automobiles, etc .) pour s’en convaincre.

De surcroît, la colonisation avait conduit à l’exploitation des richesses naturelles au profit du pays colonisateur et c’est ce qui explique la monoculture généralisée ( l’arachide pour le cas du Sénégal…) et l’exploitation minière exclusive ( la bauxite en Guinée par exemple).

Aujourd’hui ces ex-colonies n’ont pratiquement qu’un « client » et un fournisseur unique : l’ancien colonisateur…

Comme beaucoup de « pays en voie de développement » le Sénégal n’a pas de ressources énergétiques ( pétrole, charbon…) . Il est donc totalement dépendant, de ce point de vue, des pays qui détiennent ces richesses et compte tenu des faibles possibilités de compensation sa balance commerciale est déficitaire depuis longtemps et risque de le rester encore selon l’évolution du coût du baril de pétrole brut.

Une conséquence importante de ce déficit énergétique est la désertification croissante de la partie Nord Est du pays ( Sahel ). En effet, les populations locales ne disposent de rien d’autre que de la végétation naissante pour les besoins domestiques ( cuisson des aliments ) et le déboisement est quasi systématique dans cette région. Il s’en suit naturellement un envahissement des zones déboisées par le sable et la réduction, pour ne pas dire la disparition totale, des pluies génératrices de vie végétale. Indépendamment de ce besoin en bois de chauffage, les incendies volontaires pour dégager théoriquement des espaces cultivables accentuent la désertification en conduisant à des phénomènes de déshydratations locaux…

On a affaire ici à un problème cumulatif bien spécifique des pays du « tiers monde » pris dans un certain nombre de « cercles vicieux ».

Cependant, le Sénégal fait des efforts considérables, avec éventuellement le concours de pays économiquement plus développés, pour assurer à chaque village, quelle que soit sa situation géographique, au moins un point d’eau …

Mais là ne résident pas uniquement les difficultés des « pays en voie de développement » et nous allons voir que l’avenir, pour eux comme pour nous, ne se présente pas sous son meilleur aspect pour une autre raison : la démographie qui dans certains pays ( c’est le cas du Sénégal ) n’est pas près d’être maitrisée.

4) Mœurs et Traditions :

Nous avons vu plus haut que la religion musulmane ( sunnite) était de loin majoritaire au Sénégal comme dans la plupart des pays africains au Sud de l’équateur. Selon les préceptes de cette religion un homme a la possibilité d’avoir 4 épouses légitimes si ses moyens lui permettent de les nourrir. En fait au Sénégal et particulièrement dans les régions côtières du Nord-Ouest ( Saint Louis, Dakar ) où les ressources économiques liées à la pêche sont relativement meilleures que dans les régions arides la règle coranique des 4 épouses ( et d’éventuelles concubines ) est largement respectée et il n’est pas rare de voir des familles de 25 à 30 enfants.

Cette « montée en régime » de la démographie se fait, bien sûr, en fonction de l’élévation du niveau de vie d’une part, mais aussi d’autre part de l’amélioration des conditions sanitaires générales. On assiste donc à une espèce de « fuite en avant » ayant pour conséquence majeure de créer des bouches à nourrir et des demandeurs d’emploi que l’économie locale est incapable de satisfaire d’où les tentatives très risquées de rejoindre l’Europe par tous les moyens possibles via Les Iles du Cap Vert ou Les Canaries…

La population du Sénégal s’est accrue d’environ 5 000 000 en moins de 25 ans, en plus des 2 raisons évoquées ci- dessus, de l’usage limité des contraceptifs modernes et cela indépendamment des traditions africaines reposant sur une espèce de sacralisation de la famille…

5) Conclusion :

Sans vouloir entrer trop avant dans des considérations de caractère politique force est de constater que, d’une façon générale, les pays du Sud dont le Sénégal sont pris dans un « cercle vicieux » à cause :

a) de leur démographie mal contrôlée,

b) de leur économie à base de monoculture héritée de l’époque coloniale,

c) de la mainmise sur les matières énergétiques, quand elles existent, par des trusts internationaux,

d) de la dépendance vis-à-vis des anciens pays colonisateurs,

e) de la désertification qui réduit peu à peu les surfaces cultivables et de pâturage.

Devant une telle situation, les jeunes générations n’ont pour l’instant d’autres solutions que l’émigration, par tous les moyens possibles y compris les plus risqués, vers les ex-pays colonisateurs qui, ayant conservé des intérêts dans leurs anciennes colonies, sont en position difficile pour refouler ces migrants auxquels ils doivent beaucoup de sacrifices en particulier lors des guerres qu’ils ont menées un peu partout…

Rlz

Vers la 3 ème Guerre Mondiale ?



Vers une 3 ème guerre mondiale ?

Avant propos :

J'avoue que le sujet grave que je souhaite aborder est d'une grande complexité du fait du nombre important de paramètres à prendre en considération tels que :

- les richesses naturelles ( pétrole, charbon, métaux précieux, uranium, etc.),

- les rivalités frontalières et ethniques,

- les religions et sectes,

- les régimes politiques,

- les groupes de pressions nationaux et internationaux,

- la démographie et les mouvements de populations à " géométrie variable ",

- les ambitions hégémoniques,

- l'état des forces militaires avec ou sans armes de destruction massive,

- la puissance financière,

- les accords déjà en vigueur,

- etc.

J'envisage d'aborder ce sujet un peu comme un problème mathématique comportant " n "

équations à " n " inconnues en considérant chaque fois que cela sera possible les paramètres compatibles ou incompatibles entre eux et en faisant les associations qui me paraîtront les plus judicieuses et en prenant éventuellement appui sur l'esprit de l'analyse combinatoire bien connue des statisticiens.


1) Situation actuelle :

Dans les grandes lignes on peut dire qu'aujourd'hui il y a dans le monde une grande puissance à tous les points de vue, les USA, qui utilise tous les moyens à sa disposition ( financiers, militaires, commerciaux, " culinaires ", politiques, artistiques, religieux et autres ) pour tenter d'imposer partout son hégémonie et tirer toujours plus d'avantages économiques, financiers, stratégiques et politiques quitte à mettre en péril son propre équilibre interne et la paix mondiale…

Par ailleurs, 3 autres grands pays sont dans des phases de développement rapides et disposent déjà chacun de grandes ressources et surtout de l'arme atomique, c'est le cas de la Russie, de la Chine et de l'Inde qui, d'autre part, ont une population totale qui s'exprime en milliards d'individus…

Par ailleurs, un pays comme Israël isolé géographiquement mais puissamment aidé par les USA et qui disposerait, selon certaines sources de 400 ogives nucléaires, pèse fortement dans le Moyen Orient malgré ces 6 à 7 millions d'habitants face aux pays arabes et musulmans isolés les uns des autres par des rivalités religieuses et dynastiques.

Il ne faut pas oublier dans cette brève mais significative énumération des continents tels que l'Afrique et l'Amérique Latine et des groupements insulaires très peuplés renfermant des richesses souterraines comme l'Indonésie par exemple…

2) Une tentative de classification :

a) Une première catégorie de pays, voire de continents, est totalement soumise à la domination des pays riches malgré la richesse de leurs sous-sol en pétrole, en diamants, en métaux précieux, en uranium, en essences végétales, etc., c'est le cas de la plupart des pays d'Afrique, d'Amérique Latine et du Moyen Orient.


b) Une seconde catégorie de pays, et non des moindres, possède d'importantes richesses en cours d'exploitation accélérée ainsi qu'un potentiel intellectuel et technologique de tout premier plan, y compris dans le domaine du nucléaire et de l'astronautique, il s'agit de :

- la Chine,

- la Russie,

- l'Inde.

Ces pays, pour l'instant indépendants des puissances " occidentales ", font d'énormes efforts malgré parfois des problèmes internes plus ou moins manipulés de l'extérieur pour se hisser le plus rapidement possible au niveau de la puissance dominante, les USA, afin de résister à un affrontement économique ou militaire prochain.



c) Une troisième catégorie de pays regroupe autour des USA, de loin le plus puissant et le plus hégémonique, les pays dits " occidentaux " dont le dénominateur commun est le libéralisme pour ne pas dire le capitalisme avec ses diverses variantes. Parmi les plus fidèles alliés des USA se trouve le Royaume Uni dont la puissance financière pèse lourd sur l'échiquier mondial…De nombreux pays appartiennent à ce groupe soit par soumission non désintéressée soit par pressions plus ou moins occultes…



C'est à partir de cette classification quelque peu arbitraire et d'autres éléments dont toutes les manœuvres en cours dans le monde entier que je vais tenter ci-dessous de justifier le titre de cette étude…

3) Le terrorisme :

Tout d'abord je souhaiterais évacuer de toutes mes réflexions la terminologie utilisée un peu trop systématiquement, à mon avis, de " Terrorisme " qui est plus qu'un prétexte pour certains pays et surtout pour les USA qui restent traumatisés par l'affaire du " World Trade Center " et dont certains doutes subsistent à son sujet ainsi que sur l'attaque du Pentagone…

Qu'entend - on par " Terrorisme " selon la situation et la position d'où l'on se place ?

D'abord je ferai la distinction entre ce que j'appellerai le " terrorisme " de désespérance tel que celui que pratiquent les Palestiniens vis-à-vis des Israéliens et ceux qui les soutiennent et le " terrorisme " offensif et défensif tel que celui des Iraquiens et des Afghans dont les pays ont été agressés par une coalition étrangère, c'était également le cas de la France entre 1940 et 1945 dont les Résistants à l'occupation allemande étaient aussi traités de terroristes….

Mao Tsé Toung a écrit, si je ne m'abuse, un livre sur la théorie du terrorisme de caractère offensif pour instaurer un nouveau régime, avait-il le choix dans un pays miné par la corruption et l'occupation japonaise et où la population mourrait littéralement de faim sous le régime du Kuomintang totalement incompétent ?

Donc évitons de parler de " Terrorisme " à toutes occasions car ce mot a le sens qu'on veut bien lui donner selon qu'il justifie tel ou tel acte qualifié de violent ou non…

Et puis comment appeler les violences telles que les coups d'Etat et même la peine de mort et la torture locale ou " délocalisée " comme cela se pratique pour les USA dans des pays complices où celle-ci est autorisée, n'est-ce pas non plus une forme de " Terrorisme " ?


4) Aspect mathématique :

Comme signalé en Avant Propos il semble possible de regrouper les diverses variables évoquées ci-dessus selon des critères plus ou moins arbitraires en tenant compte des intérêts

immédiats et à moyen terme.

Par exemple:

- les aspects énergétiques des pays comme la Chine et la Russie qui peuvent se rejoindre du fait de leurs développements techniques et technologiques de caractère exponentiel ( la Chine devant se libérer de l'utilisation de son mauvais charbon très polluant et la Russie ayant besoin de débouchés pour son pétrole et son gaz naturel ) et d'autre part ces 2 pays ayant intérêt à collaborer au niveau du nucléaire pour s'affranchir des importations occidentales;

- en ce qui concerne l'Inde, cet immense sous-continent ( plus d'un milliard d'habitants ), qui vient tout juste de sortir d'une crise de caractère social interne et dont la suffisance alimentaire paraît aujourd'hui assurée a commencé à renouer des relations avec ses voisins musulmans et il serait souhaitable qu'il rétablisse des liens avec la Chine malgré un différend, à mon avis secondaire à propos du Tibet, entretenu par l'Occident à la disposition d'un Dalaï Lama qui, quoiqu'on en dise, ne représente que lui-même…

Selon moi ces 2 sujets sont à régler d'urgence afin de constituer un bloc d'une puissance suffisamment dissuasive face à l'hégémonie US empêtrée dans des conflits avec les pays musulmans et peut-être bientôt en Amérique latine…


- Un autre paramètre d'une importance capitale est l'offensive hégémonique US sur le monde entier compte tenu d'une part de ses besoins propres dans beaucoup de domaines mais surtout en pétrole et autres combustibles pour assurer le maintien voire l'accroissement du niveau de vie de la majorité de sa population ( ~ 350 000 000 d'habitants ) sans se soucier des problèmes de pollution ( refus des accords de Kyoto ) et d'autre part, surtout la rentrée de capitaux importants par le biais de ses lobbies internationaux. Cependant, n'oublions pas que plus de 5 000 000 de ses habitants, surtout les noirs et les Hispanos-Américains, vivent en dessous du seuil de pauvreté…



De simples additions ne sont pas suffisantes pour tenter de trouver des réponses à la question posée à savoir la probabilité d'une guerre militaire dans un proche avenir étant entendu qu'une guerre économique est déjà en cours par le biais de l'appropriation des gisements de pétrole ou d'uranium grâce à la complicité et la corruption de certains dirigeants des pays disposant de ces richesses souterraines et autres en Afrique, en Amérique latine et au Moyen Orient notamment…

En ce qui concerne les pays encore apparemment indépendants des pressions extérieures une vaste manœuvre stratégique d'encerclement et d'isolement de la Russie voire de la Chine est en cours en particulier auprès des anciennes Républiques musulmanes de l'ex URSS où des

" révolutions pacifiques " baptisées de couleurs différentes ( orange, tulipes…) selon les pays mettent au pouvoir des fantoches manipulés par les groupes de pression US jusqu'à une limite que les dirigeants du Kremlin ne pourront plus tolérer ( voir la Tchétchènie et l'Ukraine ).

L'intérêt porté vis-à-vis de ces pays n'est pas toujours lié à son sous-sol mais également à la possibilité d'y faire passer des oléoducs aboutissant dans les ports des " mers chaudes " c'est le cas en particulier de l'Afghanistan, l'Irak, l'Iran et le Koweït étant déjà pourvus de tels débouchés sur la mer.

Bien évidemment cette stratégie a aussi pour but d'empêcher la Russie d'écouler son pétrole et son gaz naturel hors de sa sphère d'influence d'où un intérêt de plus à un rapprochement avec la Chine qui deviendra à très prochain terme un gros consommateur d'hydrocarbures et par ailleurs le maintien d'un statu quo avec la Turquie courtisée par les USA pour barrer le passage par le Bosphore…( Quid de l'intérêt de la Turquie dans l'UE ? )

Un point capital qui n'a pas été évoqué clairement dans cet exposé est le problème des religions qui est non moins compliqué que les problèmes strictement géopolitiques et qui représente dans notre approche pseudo mathématique un paramètre de plus en plus important d'autant qu'il y a des collusions opportunistes sinon systématiques quand on prend en considération des faits tels que :

- la formation de Ben Laden, le musulman, au terrorisme dans les écoles spécialisées aux USA protestants,

- les assassinats en Amérique latine de religieux catholiques ( Jésuites ) par les " escadrons de la mort " aux ordres de la CIA et à la demande de l'Opus Dei,

- les massacres menés par le Israéliens contre des musulmans avec l'aide des chrétiens Libanais,

- l'influence des Eglises et sectes protestantes américaines plus ou moins fanatisées non seulement aux USA mais aujourd'hui en Amérique latine, en Afrique et même en Europe,

- les rivalités apparentes entre musulmans sunnites et Chiites,

- etc.


D'après ce qui précède et qui est loin d'être complet d'autant plus que nous n'avons fait qu'effleurer l'influence des lobbies et sociétés secrètes financières transnationales nous pouvons déjà constater qu'un grand nombre de combinaisons et d'arrangements au sens mathématique du terme est possible…Toutefois, ces associations peuvent n'avoir qu'une durée limitée dans le temps et à ce sujet il n'est que de rappeler les investissements Yankees en Allemagne nazie dans les années 30 pour aider Hitler contre les forces de gauche ( République de Weimar ) et la velléité des Américains de poursuivre la guerre de 1939 / 1945 en reniant leur alliance avec l'URSS afin de détruire le communisme. D'ailleurs, ce ne serait pas une première car est-il besoin de rappeler qu'après la guerre de 1914 / 1918 les Alliés, dont la France, sont allés combattre l'Armée Rouge en Pologne et en Roumanie ( lire ou relire " Le Capitaine Conan ") et puis que penser du pacte germano-soviétique de 1939 juste avant l'attaque par Hitler de l'URSS et qui a coûté la vie entre autres à des centaines de communistes et syndicalistes Français mis en prison par Daladier et Reynaud et pire à 20 millions de Russes et 15 millions d'Allemands…

Le même type de combinaisons se pratique en Amérique latine depuis longtemps rappelons seulement " La guerre de le triple alliance de 1865 " dont le Paraguay a fait les frais au profit du Brésil, de l'Argentine et de l'Uruguay alliés pour défendre des intérêts britanniques.

Notons au passage l'absurdité des guerres où périssent des millions d'individus pendant quelques années avant que tout rentre dans l'ordre et où les ennemis d'hier deviennent les amis d'aujourd'hui et que les fortunes de certains se soient sérieusement confortées…

5) Conclusion provisoire :

Un certain décor est planté pour qu'une 3 ème guerre mondiale soit déclenchée dans un avenir relativement proche, reste à trouver un motif et faire le décompte des forces à mettre en présence dans chaque camp en faisant abstraction des divergences criantes aujourd'hui
( religions, richesses, ethnies, frontières, etc.) car comme je crois l'avoir montré ci-dessus les dissensions d'hier ne peuvent être que des apparences qui s'effaceront devant des intérêts à première vue communs au moins pour un certain temps en attendant un autre prétexte pour s'étriper mais il y aura t'il encore des humains pour une nouvelle entreprise de ce genre quand on sait le nombre de milliards de $ qui ont été investis dans les armes de destruction massive par les uns et par les autres ?

On peut déjà, dans les grandes lignes, imaginer quelques combinaisons possibles d'alliances qui entreront en conflit, soit en même temps, soit par étapes successives, les pays les plus puissants ne s'engageant que dans un 2 ème temps selon l'état des lieux au moment qui leur paraîtra le plus favorable. En fait, c'est déjà un peu la situation actuelle avec les conflits africains, moyen orientaux et asiatiques derrière lesquels les grandes puissances sont à peine cachées…

A priori, des alliances sont totalement exclues : c'est le cas des pays musulmans et d'Israël, de la Corée du Nord et du Japon sans parler de Taiwan et de la Chine continentale.

Par contre, à mon sens, il n'est pas évident du tout que tous les pays d'Amérique latine soient dans des dispositions telles qu'ils s'unissent derrière les USA pour un conflit important compte tenu de leur évolution actuelle vers plus de Démocratie et moins de dépendance vis-à-vis de leur grand voisin du nord…

Par contre, des alliances me paraissent très évidentes c'est le cas des USA et du Royaume Uni incluant l'Australie, la Nouvelle Zélande comme ce fut le cas jusqu'à présent, le Canada qui, rappelons le, est le pays dont le pouvoir d'achat de ses habitants est le plus élevé pourrait éventuellement se désolidariser des USA et du Royaume Uni pour ne pas compromettre cet acquit…

Quant à l'Europe en construction et malgré les textes constitutifs qui évoquent son appartenance à l'OTAN elle pourrait très bien ne pas s'engager en totalité dans une coalition conduite par les USA comme c'est déjà le cas à propos de l'Irak où seuls quelques pays dont l'Italie et des nouveaux venus ont fait des choix qui détonnent en fonction d'intérêts individualistes et opportunistes…

Tout dépendra du contexte du moment.

ar ailleurs, malgré une incertitude coté indien du à son système à base de castes en voie d'extinction il est vraisemblable, comme déjà dit, que la Chine et la Russie ont tout intérêt à s'allier leurs bases politiques tendant à converger vers une même idéologie de type " social - démocrate " .


Je livre ces propos reposant sur les connaissances d'aujourd'hui à la réflexion de mes lecteurs qui ont toutes latitudes pour les approuver ou les récuser.

Rlz